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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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J’ai fait mettre en liberté à Toulon les grenadiers de la gardeimpériale, qui avoient été arrêtés à Antibes .

Je les ferai diriger sur Lyon .

J’ai également fait élargir tous les détenus par des motifs d’o-pinions.

J’ai envoyé de Toulon au château d’if une goélette, avec l’or-dre au commandant du château de remettre à celui de la goélettetous les détenus par les mêmes motifs.

M. le contre-amiral de Gourdon , chargé du commandement dela division des frégates, m’ayant paru suspect, en uia qualité delieutenant-général de Votre Majesté, j’ai chargé le préfet mari-time de le faire débarquer, et de confier le commandement destrois frégates et corvettes au plus ancien capitaine de vaisseauM. Senes.

J’ai aussi confié à ce même capitaine le commandant de YA-driane, en remplacement du sieur Carat.

M. le commandant de Toulon , le comte Lardenoi, étant dunombre des émigrés compris dans le décret de V. M., du 13Mars, je lui ai fait délivrer un passeport pour se rendre à Nice .

J’ai donné par estafette, à tous les commandans de ce dépar-tement, l'ordre de se conformer aux dispositions des dépêchesdu ministre de la guerre, sous les dates des 25 Mars et 8 Avril.

J’ai prévenu M. l’amiral Gantheauiue de venir à Toulon pren-dre le commandement delà marine comme commissaire extraor-dinaire. A son arrivée, je lui ai donné connaissance des instruc-tions de V. M.

Le 11 au soir, la ville de Marseille ne s’était point encor sou-mise. Je lui fixai la journée du 12; j’annonçai que je m’yrendrais le 13; en effet, mes dispositions étaient faites à Toulon et à Avignon , mais je n’ai pas eu besoin d’agir.

Le 12, le conseil municipal de Marseille a député trois de sesmembres auprès de moi, pour me porter la soumission de cetteville.

J’ai accueilli cette députation, et dans la nuit du 12, le préfetdes Bouches-du-Rhône m’a annoncé par estafette que le drapeautricolore flottait à l’Hôtel-de-Ville, à la préfecture, sur les fortset sur les bâtimens de l’état, que le plus grand calme réguait danscette place, qu’il avait fait passer mes ordres et mes proclama-tions aux sous-préfets, afin de faire suivre, par toutes les com-munes du département, l’exemple du chef-lieu.

J’ai ordonné «pi’on lâchât de se saisir de la personne de MM.de Bruslard et de Rivière .

J'ai fait cesser ses fonctions au préfet des Bouches-du-Rhône ,à sou secrétaire-général et au maire de Marseille et je lésairemplacés provisoirement.

J’ai ordonné que l’imposition extraordinaire de 25 centimes,réglée par le conseil général du département, pour le service dH