•173
j&ccio et aux pièves de Celavo, Talavo et Ornano M. Ortolipartit pour le district de Saterne.
Le 4 au soir, le comité d’exécution reçut unedépation de tousles liabitans de Fiumorbo et de Conca qui annoncèrent que le.pavillon tricolore était arboré dans tous les pièves et l’autoritéimpériale reconnue, et que selon l'usage du pays, les chefs despièves ayant déjà intimé la marche, les cors sonnaient dans lesmontagnes pour appeler toute la population sous les armes.
Les membres du comité d’exécution partirent le ô, pour serendre dans le Fiumorbo, et furent partout témoins de l'enthou-siasme du peuple et de sa joie. Tous les hommes des pièvesdisponibles et armés vinrent avec des bannières tricolores surlesquelles étaient écrits ces mots: pour l’empereur et pour lapatrie ! se ranger sous les ordres des principaux habituas.
Les membres du comité d’exécution se dirigèrent en suite sur laville de Corté, où selon les intentions de l’empereur, la junte de-vait se réunir. Arrivés devant Corté avec 4 à 5000 hommes arméset approvisionnés pour huit jours, ils apprirent que le com-mandant, qui avait 400 hommes de troupes de ligue, s’était ren-fermé dans la citadelle, que les soldats demandaient, avant de sedéclarer, la preuve que c’était pour les intérêts et conformémenta la volonté de l’empereur, qu’on agissait, et qu’on obéissait à unpiouvement national et non à un esprit de localité. On proposade leur montrer les proclamations et les ordres de l’empereur,mais ils demandèrent que cette communication leur fût donnéepar un officier qu'ils connussent pour avoir été auprès de S. M.Cependant la vue du drapeau tricolore produisit une vive émotionparmi les soldats, qui du haut des remparts, mêlaient leurs crisde vivel'empereur ! à ceux des gardes nationales.
Dans le même teins des membres du comité d’exécution quis’étaient portés dans les pièves qui environnaient Ajaccio yétaient reçus avec le même enthousiasme. Toutes les pièvesavaient pris les armes et étaient venues camper sur les hauteursde la ville. Mais le commandant qui avait fait rentrer les troupesdans la citadelle, demandait, pour pouvoir se joindre aux gardesnationales, les mêmes preuves qu’avait demandées la garnison deCorte .
Le mouvement s’était communiqué à toute la Balagna et auxpièves qui environnent Calvi , dont le commandant avait aussiretiré les troupes de ligne dans la haute ville ou citadelle et étaitretenu par les mêmes difficultés.
Sur ces entrefaites, tous les membres de la junte, prévenus parle comited’exécution,s’étaient réunis au camp vis-à-visCorté. Ondélibéra sur le parti qu’il y avait à prendre. La bonne volontéries troupes et leur inclination pour la cause de l’empereur n’é-taient pas douteuses ; mais les chefs hésitaient. L’apparence dequelques dispositions militaires aurait bientôt décidé la question;