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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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De nouvelles acclamations se sont fait entendre de toutesparts.

Le grand chambellan ayant fait apporter devant le trôneune table sur laquelle était placé l’acte additionnel aux con-stitutions de l’empire, S. A. S. le prince archi-chancelier a re-mis la plume à S. A. I. le prince Joseph, qui l’a présentée àl’empereur, et S. M. a revêtu de sa signature l’acte de pro-mulgation de la constitution.

La table ayant été retirée, l’empereur, assis et couvert, aparlé en ces termes :

“ Messieurs les électeurs des collèges de département etd’arrondissement;

“ Messieurs les députés de l’armée de terre et de 'mer auChamp-de-Mai.

“ Empereur, Consul, Soldat, je tiens tout du peuple. Dansla prospérité, dans l’adversité, sur le champ de bataille, auconseil, sur le trône, dans l’exil, la France a été l’objet uniqueet constant de nies pensées et de mes actions.

“ Comme ce roi d’Athènes , je me suis sacrifié pour monpeuple dans l’espoir de voir se réaliser la promessse donnée deconserver à la France son intégrité naturelle, ses honneurs etses droits.

L’indignation de voir ces droits sacrés, acquis par vingt-cinqans de victoires méconnus et perdus à jamais ; lecri de l’honneurfrançais flétri; les vœux de la nation, m’ont ramené sur cetrône qui m’est cher parce qu’il est I e palladium de l’indépen-dance, de l’honneur et des droits du peuple.

“ Français , en traversant au milieu de l’allégresse publiqueles diverses provinces de l’empire pour arriver dans ma capitale,j’ai dû compter sur une longue paix ; les nations sont liéespar les traités conclus par leurs gouvernement, quels qu’ilssoient.

“ Ma pensée se portait alors toute entière sur les moyensde fonder notre liberté par une constitution conforme à la vo-lonté et à l’intérêt du peuple. J’ai convoqué le Champ-de-Mai.

“ Je ne tardai pas à apprendre que les priuces qui ont mé-connu tous les principes, froissé l’opinion et les plus chers in-térêts de tant de peuples, veulent nous faire la guerre. Ilsméditent d’accroître le royaume des Pays-Bas, de lui donnerpour barrières toutes nos places frontières du Nord, et de con-cilier les différends qui les divisent encore, en se partageant laLorraine et l’Alsace.

“ il a fallu se préparer à la guerre,

“ Cependant, devant courir personnellement les hasards descombats, ma première sollicitude a dû être de constituer sans