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retard la nation. Le peuple a accepté l’acte que je lui ai pré*tenté.
“ Français , lorsque nous aurons repoussé ces injustes agres-sions, et que l’Europe sera convaincue de ce qu’on doit auxdroits et à l’indépendance de 2b millions de Français , une loisolennelle, faite dans les formes voulues par l’acte constitu-tionnel, réunira les différentes dispositions de nos constitutionsaujourd’hui éparses.
“ Français , vous allez retourner dans vos dép; rtemens.Dites aux citoyens que les circonstances sont grandes!!!Qu’avec de l’union, de l’énergie et de la persévérance, noussortirons victorieux de cette lutte d’un grand peuple contreses oppresseurs ; que les générations à venir scruteront sévère-ment notie conduite; qu’une nation a tout perdu quand elle aperdu l’indépendance. Dites-leur que les rois étrangers quej’ai élevés sur le trône, ou qui me doivent la conservation deleur couronne; qui tous, au tems de ma prospérité, ont briguémon alliance et la protection du peuple français , dirigent au-jourd’hui tous leurs coups contre ma personne. Si je nevoyais que c’est à la patrie qu'ils en veulent, je mettrais à leurmerci cette existence contre laquelle ils se montrent siacharnés. Mais dites aussi aux citoyens, que tant que lesFrançais me conserveront les sentimens d’amour dont ils medonnent tant de preuve, cette rage de nos eunemis sera im-guissante.
“ Français , ma volonté est celle du peuple; mes droits sontles siens; mon honneur, ma gloire, mon bonheur, ne peuventêtre autres que l’honneur, la gloire et le bonheur de laFrance ."
Il serait difficile de décrire l’émotion qui s’est manifestéesur tous les visages aux acceus de S. M. et les cris prolongésqui ont suivi son discours.
Alors M. l’archevêque de Bourges , 1er aumônier, faisant lesfonctions de grand aumônier, s’est approché du trône, à pré-senté à genoux les Saints Evangiles à l’empereur, qui a prêtéserment en ces termes :
Je jure d'observer et de faire observer les constitutions del'empii c.
Le prince archi-chancelier, s’avançant au pied du trône, aprononcé le premier le serment d'obéissance aux constitutionset de fidelité à l'empereur. L’assemblée a répété d’une voixunanime: Nous le jurons.
Fendant le discours et le serment les membres de la dépu-tation centrale des collèges, au lieu de retourner à leurs placesdans l'enceinte circulaire en face du trône, se sont assis sur lesmarches même du trône, auprès de l’empereur qui s’est vuenvironné d’eux comme un père de sa famille. Ils ne se sonty étirés que pendant le Te JDeum qui a été chanté après le