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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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que les étrangers viennent dicter la loi à la patrie.” (Le*acclamations, les cris nous le jurons ! ont retenti de nouveauet se sont prolongés dans toute l’étendue du Champ-de-Mars.)

Alors les troupes, qui formaient à-peu-près 50 millehommes, dont 27 mille de gardes nationales, ont défilédevant S. M. aux cris de vive Vempereur ! et aux acclamationsd’un peuple immense qui couvrait les tertres du Charap-de-Mars jusqu’à la Seine .

L’empereur est ensuite rentré dans les appartemens del’école militaire au milieu d’une foule empressée qui s’ouvraità peine pour lui laisser un passage, 11 est monté dans sesvoitures pour retourner au palais des Tuileries avec le mêmecortège qui l’accompagnait à son arrivée.

DÉCRETS IMPÉRIAUX.

Napoléon, par la grâce de Dieu et les constitutions, empe«reur des Frauçais,

A tous ceux qui les présentes verront, salut:

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit:

La chambre des'pairs et la chambre des représentans sontconvoquées pour le 3 du présent mois de Juin, 1815.

Mandons et ordonnons que les présentes soient insérées aubulletin des lois.

Donné en notre palais des Tuileries , le 1er Juin, 1815.

(Signé) Napoléon .

Par l’empereur,

Le prince archi-chancelier de l’empire,

(Signé) Cambacérès .

4 Juin. 1815.

Angers , le 29 Mai.

PROCLAMATION.

Le lieutenant général Max. Lamarque, commandant L’arméede la Loire, aux liabitans de la Vendée .

Habitans de la Vendée !

Tandis que les étrangers, frappés de stupeur à l’aspect denos boulevards et des milliers de soldats qui invoquent le mo-ment du combat, n’osent dépasser nos limites, quelques-unsde vous courent aux armes, et donnent le signal de la guerrecivile.

Quoi, Français ! vous avez soif du sang français ! Voschamps, encore blanchis des osesmens de vos pères, ne vousdisent-ils pas assez quel est le sort qui vous attend ?