Buch 
[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
183
JPEG-Download
 

183

serment, et au moment où les présidensdes collèges électorauxse sont avancés pour recevoir les aigles destinées aux gardesnationales de leurs départemens respectifs. L’aigle de lagarde nationale du département de la Seine , celle du 1er régi-ment de l’armée et celle du 1er corps de la marine ont ététenues, ainsi que l’annonçait le programme de la cérémonie,par les ministres de l’intérieur, de la guerre et de la marine.L'empereur ayant quitté le manteau impérial, s’est levé de sontrône, s’est avancé sur les premières marches; les tamboursout battu un banc, et S. M. a parlé en ces termes:

“ Soldats de la garde nationale de l’empire, soldats destroupes de terre et de mer, je vous courte l’aigle impériale auxcouleurs nationales, vous jurez de la défendre au prix devotre sang contre les ennemis de la patrie et de ce trône !Vous jurez qu’elle sera toujours votre signe de ralliaient ! vousle jurez.”

Les cris universellement prolongés nous le jurons ! ontretenti dans l’enceinte, et c’est au milieu de ces acclamationset environné des aigles de tous les corps armés de France , quel’empereur est allé se placer avec tout son cortège sur le trôueélevé, au milieu du Chariip-de-Mars, où, en qualité de co-lonel de la garde nationale de Palis et de la garde impériale,il a donné les aigles aux présidens du département et des sixarrondissernens, et aux chefs de sa garde. Le comte Chaptel,président des collèges électoraux de Paris , et le lieutenant-général comte Durosnel , tenaient l’aigle de la garde nationale,et le lieutenant-général comte Friant, celle de la garde im-périale. Toutes les troupes ont marché par bataillon et parescadron, et ont environné le trône: les officiers placés en pre-mière ligne. L’empereur a dit :

“ Soldats de la garde nationale de Paris ,

“ Soldats de la garde impériale,

“ Je vous confie l’aigle impériale aux couleurs nationales.Vous jurez de périr, s’il le faut, pour la défendre contre lesennemis de la patrie et du tiôue. (Toute cette armée qui,grouppée autour du trône, était à la portée de la voix, a inter-rompu l'empereur par ces cris mille fois répétés ; nous lejurons.) Vous jurez de ne jamais reconnaître d’autre signe deralliement. (De nouveau cris unanimes ont fait entendre:Nous le jurons. Les tambours ont battu un banc et le silences’est rétabli.) Vous soldats de la garde nationale de Paris,vous jurez de ne jamais souffrir que l’étranger souille de nou-veau la capitale de la grande nation. C’est à votre bravoureque je la confierai. (Ces cris, nous le jurons ! ont été répétésmille et mille fois.) Et vous, soldats de la garde impériale,vous jurez de vous surpasser vous-mêmes dans la campagnequi va s’ouvrir, et de mourir tous plutôt que de souffrir