'203
Le gouvernement s’occupe, avec le plus grand soin, dénationali-ser ces deux branches d'industrie.
Nos fabriques de Soude factice ont obtenu tous les résultatsqu’on devait attendre de l’état actuel de la chimie; elles four-nissent à tous les besoins, on les approprie à tous les usages, etla France n’est plus tributaire de l’étranger pour ce produit.
Nos mécaniques pour la filature, le tissage et les apprêts, semultiplient et se perfectionnent tous les,jours.
Les ateliers de construction rivalisent de perfection dans leursouvrages, et la concurrence de leurs produits en a fait baisser leprix à tel point, qu’on a pu les introduire dans les fabriques lesmoins importantes.
Une nouvelle machine, née en France , et déjà adoptée en An-gleterre, pour la fabrication du papier, vient d’être reportée dansson pays natal : cette machine a l’avantage sur les procédés con-nus de faire des feuilles ou pièces de papier d’une longueur in-déterminée, sur une largueur de quatre à cinq pieds ; l’économiepour la main-d’œuvre est d’un à quinze.
Je ne dois pas passer sous silence le procédé par lequel M.Darcet vient d’ajouter à la masse alimentaire, en retirant des osune nourriture aussi saine qu’abondante et économique : déjàcinq des plus grands hospices de Paris sont nourris par cet éta-blissement ; tous les autres vont l’être incessamment ; et l’écono-mie est assez considérable pour que l’administration ait pu amé-liorer le sort des malades, et leur donner, sans augmenter la dé-pense primitive, de l’excellente volaille plusieurs jours de la se-maine. Des établissemens semblables peuvent être formés danstoutes les grandes villes de l’empire.
Commerce.
[^incertitude résultante de la situation politique de l’Europe dans le moment actuel, a dû nécessairement ralentir, en France comme chez toutes les nations, les spéculations du commerce ;mais cet état de choses 11e peut être que momentané. L’intérêtet le besoin réciproque des communications et des échanges entretous les peuples, auront bientôt rendu aux rapports commerciauxqui les lient l’activité et l’étendue dont ils sont susceptibles.
Le gouvernement, qui est disposé à faire pour la paix tous lessacrifices qui sont compatibles avec l'honneur et l’intérêt de lanation, hâtera cette époque heureuse par tous les moyens quisont en son pouvoir. Alors, quel vaste champ s’ouvrira pournotre commerce, soit dans les expéditions que nous destineronsaux Etats-Unis d’Amérique nos anciens alliés, et au royaume duBrésil nouvellement offert aux spéculations du commerce euro-péen ! Aux Etats-Unis, au Brésil nous aurons, pour ainsi dire, àcréer de nouveaux rapports, à conquérir le goût du consomma-teur pour les produits nombreux et variés de notre industrie:
b b 2