207
par décret du 4 de ce mois, a maintenu l'indemnité à 200 fr, tet a donné des ordres pour qu’elle fût payée.
La fin des difficultés avec la cour de Rome était depuisplusieurs années dans le vœu de S. M., ainsi que le prouventles négociations réitérées à Rome, à Savone et à Fontaine-bleau .
Le clergé se flattait que sous le gouvernement royal lesdeux autorités s’entendraient facilement, mais quelquesévêques non-démissionnaires avaient résolu de troubler, parsuite de leur insoumission au pape, et pour leur intérêt par-ticulier, l’église entière de France : ils ont osé proposer de re-jeter le concordat que le Saint-Père regarde au contrairecomme le plus grand service qu’il ait pu, de concert avecS. M., rendre à la religion et à l’église de France . Il en estrésulté que la négociation engagée avec la cour de Rome, loinde présenter une issue prochaine et favorable, rendait presqueinévitables de très-longues discussions d’un autre genre et nonmoins fâcheuses; si donc l’on peut espérer un prompt et heu-reux rétablissement de la paix de l’église, c’est depuis le re-tour de Sa Majesté, qui, n’ayant plus avec le pape les mêmesintérêts temporels et politiques à discuter, et n’ayant jamaisvoulu, quant aux matières ecclésiastiques, s’écarter du droitpublic que les deux autorités ont toujours reconnues enFrance , doit se flatter que de nouvelles démarches auprès deSa Sainteté, et le désir qu’elles auront l’une et l’autre demettre une prompte fin à ces troubles malheureux, ne tarde-ront pas de rendre à l’église le calme qui lui est si nécessaire.
Lorsque Sa Majesté manifeste ainsi ses sentimens, le clergéne peut douter qu’il ne soit dans son intention de faire res-pecter la religion et ses ministres: et c’est en leur donnanttoutes les preuves d’une protection spéciale, qu’il ramèneravers des pasteurs égarés des habitaus qui auraient à s’euplaindre.
Sa Majesté elle-même oubliera que des plaintes multipliéeslui ont été portées contre des ecclésiastiques pour avoir man-qué aux devoirs que la religion prescrit envers le souverain;elle e^t persuadée que le clergé en général est fidèle aux prin-cipes religieux, ainsi qu’à la foi des serruens qu’il lui a prêtés,et à la reconnaissance que lui inspire le grand bienfait du réta-blissement des autels et de sa propre existence.
Ordre judiciaire.
Des dispositions ont été faites pour rendre à la justice ré-pressive tonte son action; et pour rem placer ceux des magis-trats qui n’ont pas paru mériter de continuer leurs fouctious,ou qui se sont même fait justice en donnant leur démission.
Au criminel, l’institution du juri justifie de phis en plus legrand intérêt qu’elle inspire : l’expérience, dont naguères en-