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force de plus de 600,000 hommes se trouvait en moins d’urian réduite à 175,000.
Depuis le 20 Mars, en deux mois, l'armée de ligne s’est
élevée de 175,000 à 375,000 hommes.
Ce résultat se vérifie par le détail suivant:
Enrôlemens volontaires... 20,000
Anciens militaires rappelés sous les drapeaux.... 80,000
Vieux soldats rentrés dans les cadres des bataillons
d’élite des gardes nationales. 25,000
Militaires en retraite, formés en cinquante-cinqbataillons et trente-six compagnies d’anciens canon-niers. 33,000
Seize régimens de jeune garde qui avaient été dis-
sous. 20,000
Grenadiers et chasseurs de la vieille garde, infan-terie ou cavaliers rentrés sous leurs aigles. 5,000
Cinquante compagnies de canonniers gardes-côtes
réorganisés. 6,000
Chasseurs des Pyrénées et des Alpes . 6,000
Huit régimens étrangers. 12,000
Cette niasse de 200,000 hommes, si l’on en excepte quel-ques enrôlés volontaires, se compose toute d’anciens soldats et,ne comprenant point d’hommes au-dessous de vingt ans, laisseintactes les ressources pour le recrutement.
La force de l’armée de ligne s’accroît chaque jour parlesélémens que l’on vient d’indiquer, et dans une proportion quipermet d’espérer qu’elle pourra s’élever jusqu’à 500,000hommes.
D’un autre côté, 417 bataillons de grenadiers et chas eurschoisis sur la masse des bataillons de garde nationale, et touscomposés d’hommes de l’âge de vingt à quarante ans, sontdestinés à former les garnisons des places et les réserves déter-minées dans le plan de défense des frontières.
Sar ce nombre de 417 bataillons, 240 ont déjà été mis enmarche, et l’effectif de ceux déjà arrivés à leurs destinations, estau 10 Juin de 150,121 hommes.
La formation successive des autres bataillons et le complète-ment produiront encore 200,000 hommes.
On lie comprend point dans ces bataillons les 106 com-pagnies d’artillerie de garde nationale, complètement organi-sées dans les différentes places, et qui donnent une force de12,000 canonniers.
Ainsi donc 850,000 Français vont défendre l’indépendance,la lioerté, l’honneur de notre patrie, et pendant qu’ils combat-tront, la niasse des gardes nationales sédentaires, aussi forte-ment, aussi régulièrement organisée que les élites, ajoute dans lesplares fortes, dans tous les postes, dans toutesl es villes del’inté-E E