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rieur, de nouvelles ressources pour le triomphe de la cause na-tionale.
Organisation et personnel.
Il était peut-être moins difficile à l’empereur de retrouverles élémens de l’armée qui de toutes parts se reproduisaientà ses regards et sous sa main, que de rétablir son organi-sation.
Cent soixante-sept régimens d’infanterie de six et huit ba-taillons, avaient été réduits à 105 de trois bataillons, et 91 decavalerie à 57.
Pour confondre et effacer les plus glorieux souvenirs, lesincorporations, les changemens de numéros, les nouvellesdénominations avaient divisé la famille des braves et semé ladiscorde.
Tout à-la-fois, ingrat, avare et prodigue, le gouvernementréduisait à la demi-solde 14,000 officiers, forçait à la retraiteles chefs les plus dévoués à leur pays, et les sous-officiers queles actions d’éclat avaient fait élever jusqu’au grade de capi-taine : pendant que 4 ou 5000 anciens officiers émigrés, qu’onavait vu combattre contre leur patrie, étaient introduits dansles rangs de l’armée, récompensés par des pensions et desgrades honorifiques.
L’empereur a rétabli tous les régimens sur l’ancien pied, aaugmenté ceux d’infanterie de deux bataillons, et rappelé àleurs postes un grand nombre d’officiers supérieurs et parti-culiers.
La formation des bataillons d’élite de la garde nationale, lacréation de trente-six bataillons de tirailleurs tant à Paris qu’àLyon , ont fait employer encore 230 colonels, 460 chefs de ba-taillons et 460 capitaines adjudans-majors.
Un grand uombre d’officiers eu retraite ont été rappelés pourservir dans les places.
Enfin, l’empereur est dans l’intention d’assurer à la classe siprécieuse des sous-officiers les avantages d’un nouveau moded’avancement qui leur assurera la moitié des sous-lieutenancesvacantes,'et rappelera les dispositions libérales et l’alternativede l’élection et de l’ancienneté consacrées par la loi du 14 Ger-minal an 3.
Ce fut surtout clans les états-majors que le gouvernementdes Bourbons porta le pins grand désordre, et montra le plusson imprévoyance et sa faiblesse; pendant qu’il écartait, hu-miliait, réduisait au désespoir plus de la moitié des générauxde l’armée impériale, et qu’il environnait de soupçons et derecherches inquiètes ceux qui s’étaient montrés les plus fidèlesà leurs devoirs et à l’empereur, pendant qu’il leur retirait legouvernement des places fortes, plus de 500 nouveaux géné-