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rupture entr’e'.les par leur accord dans une guerre dont ellesespèrent que les résultats leur fourniront les moyens de s’en-tendre sur des concurrences d’intérêt et d’influence difficiles àconcilier.
Il était permis de penser que la première déclaration ducongrès était l’ouvrage précipité de sentiment» confus'que l’onn’avait pas su contenir. Tous les amours-propres, tous les in-térêts de vanité et d’orgueil s’étaient trouvés mis en jeu, etlivrés, comme par surprise, à une explosion involontaire. Aigrispar leur contact même, les vieux ressentimens avaient pu re-prendre letir ancienne énergie ; mais on devait espérer que lasagesse viendrait plus tard faire entendre ses conseils, et queles passions se calmant par degrés, permettraient d’écouter lavoix de la raison. V. M. se plaisait à nourrir cet espoir, et cen’est qu’à regret qu’elle s’est vue contrainte d’y renoncer.
Telle est la suite presqu’inévitable d’un acte de premiermouvement. La difficulté du retour dispose à faire de nou-veaux pas eu avant ; et les calamités des peuples doiventprouver au monde la prétendue infaillibilité des souverains.D’ ailleurs les démonstrations d’une inimitié portée au-delàde certaines bornes, servent quelquefois à déguiser des com-binaisons réfléchies, et la haine même est un calcul. C’est dece double principe que partent incontestablement les détermi-nations des puissances alliées.
La première conséquence de leur déclaration du 13 Marsfut la conclusion du traité du 25 du même mois.' Le mêmeesprit a dicté l’un et l’autre. Quoique l’on ait prétendu enAngleterre qu’à cette époque les puissances supposoient quela cour royale aurait quitté Paris , des données positives, pui-sées dans les dépêches mêmes des plénipotentiaires de France -au congrès, ont fait connaître à V. M. la fausseté de cetteassertion. Ce lut donc encore la passion qui, le 25 Mars, signale traité à Vienne ; mais ce fut le sang-froid qui le ratifia àLon dres le 8 Avril.
L’opinion publique a déjà porté un jugement sans appel surla nature de cette convention, dont la teneur captieuse repro-duit sans cesse le nom de paix, pour en faire sortir une déclara-tion de guerre. Présenter cette convention comme un renou-vellement du traité de Chaumont, est le chef-d’œuvre d’uneinconséquence raisonnée qui sait trouver dans la substanced’un acte auquel la paix de Paris n’avait laissé qu’un caractèredéfensif, les élémens d’une alliance aggressive.
J’ai l’honneur de mettre sons les yeux de V. M. cette con-vention du.25 Mars (Pièce No. 2), accompagnée de quelquesobservations sur ce qu’il y a de plus choquant et de plu= con-tradictoire dans les stipulations dont elle se compose, et dansles motifs allégués pour les justifier. La substance de tousces motifs est une grande affectation d’inquiétude pour