Buch 
[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
Entstehung
Seite
253
JPEG-Download
 

-253

du 20 du même mois, est daus le monde politique un si prodi-gieux phénomène, que les puissances ont pu être emportées com-me malgré elles, et par la force de ses circonstances Sur-hu-maines, à des mesures qui sortent de tous les principes du droit,de toutes les règles de l’usage des nations ; niais il est une loiplus sacrée que toutes celles établies par les peuples et par lesgouvernemens, une loi antérieure à toutes les organisations so-ciales, la loi de la nature, la loi de famille; et cettre loi sacrée,ce n’est point par S. M. l’empereur d’Autriche , par le meilleurdes époux, par le plus tendre des pères, qu’elle peut être mécon-connue. L’Empereur écrit de nouveau à S. M. et sa lettre seraremise à Votre Exc. par la même personne qui est chargée decelle-ci. Les sentimens de l’Empereur doivent, prince, vousêtre maintenant bien connus. Us désire le bonheur de la France ,il désire le maintien de la paix, il désire le retour de son épouseet de son fils. Il ne craint pas de révéler hautement tous ce*vœux de son âine, et la nation française s’y associe avec lui.L’accord parfait de la France avec sou souverain, l’acceptationtrès-prochaine d’une constitution libérale qui va le fortifier en-core, en offrant au peuple et au moiiarqne une mutuelle garantie ;l’énergie du sentiment national qui eu est déjà la suite, et quidouble toutes les forces du gouvernement, ne permettent pasde se méprendre sur les motifs du prix que met S. M. à se voirreplacée dans les rapports d’une heureuse intelligence avec tousles cabinets, et surtout avec celui de S. M. l’empereur d’Au-triche . 11 serait superflu d’en dire plus à la raison éclairée deVotre Exc. La sagesse de son jngement ne peut manquerd’apercevoir les résultats qu’un nouveau choc pourrait avoirpour l'ensemble de l’équilibre général.

Je saisis avec empressement cette occasion de vous renouve-ler, prince, l'assurance de la haute considération avec laquelleje suis,

De Votre Excellence,

Le très-humble et très-obéissant serviteur,(Signé) Caulaincourt, Duc de Vicence.

No. g.

Message de S. A. R. le prince-régent à la chambre des pairs età celle des communes.

S. A. R. le prince-régent, agissant au nom et de la part du roi,croit devoir informer ses fidèles communes, qu’en conséquenced’événemens qui ont eu lieu récemment en France , eu contraven-tion aux traités conclus à Paris dans le cours de l’année der-nière, S. A. R. a jugé nécessaire, de concert avec les alliés de S.M. de former des engagemens contre l’ennemi commun, pourprévenir le retour d’un système, dont l’expérience a prouvé l’in-compatibilité avec la paix et la sûreté de l’Europe . S. A. R. aerdonné que des copies de traités conclus avec les alliés fussent