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Danemarck. Comte Bernstorff, J. Bernstorff .
Hanovre . Le comte de Munster, le comte de Harden-
BERG.
Pays-Bas. Le baron de Spaen, le baron de Gagern.Sardaigne . Le marquis de Saint-Marsan, le comte Rossi.Saxe. Le comte de Scullembourg.
Siciles {Deux). Le commandeur Ruffo.
Wurtemberg. Le comte de Wintzingerode, le baron de
Linden.
No. 8.
A. S. Ex. M. le prince de Metternich , etc.
Prince,
Le système d’entraves qui s’attache à interrompre toutecommunication entre la France et les autres gouvememens, aforcé l’Empereur à faire connaître, par la voie de l’impression,les démarches qu’il a faites pour convaincre tous les souverainsde l’intention où il eatde maintenir la paix de Paris , et les ob-stacles qu’on a partout opposés à la transmission de ses pacifi-ques assurances. Ces interdictions ne peuvent pas atteindrela notoriété publique, et la vérité passe à travers toutes lesbarrières. V. Ex. connaît ainsi maintenant l’état de laFrance et les dispositions de l’Empereur. L’état de la France est celui d’un calme parfait dans l’intérieur, d’un dévouementsans bornes à S. M., et d’une exaltation démesurée contretoute menace d’intervention étrangère. On pourrait dire quece dernier sentiment est celui surtout qui domine tous les au-tres ; il réunit dans la main de l’Empereur toutes les forcesmatérielles et morales de la nation. Le \œu sincère de S. M.est de n’avoir pas besoin d’en faire usage, et de conserv er la paixà la France , sans qu’il soit nécessaire de l’acheter par aucun sa-crifice. S. M. ne peut croire que ce même désir du maintiende la paix ne soit pas aussi dans le cœur de S. M. l’Empereurd'Autriche, et c’est cette conviction qui a déterminé son em-pressement à écrire la lettre dont nos journaux, à défaut desvoies plus délicates qui nous sont refusées, auront donné con-naissance à S. M. I. et R. Vous aurez vu pareillement, prince,celle que j’ai eu l’honneur de vous adresser aussi le 4 de ce mois.Une autre lettre, non moins importante, a été écrite par S.M. à sou auguste beau-père, et cette lettre, dont était porteurM. le comte de Flahaut, n’a pu également arriver à sa desti-nation : l’objet en est encore d’une nature plus sensible pourl’âme de S. M., puisqu’il tient à tout ce qu’elle a de plus cher,son épouse et son fils.
Il serait difficile de justifier l’espèce de blocus formé autourde nous, pour séquestrer la b rance du reste du monde ; cepen-dant la disparité étrange des événemens du 1er Mars à ceux