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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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de Humboldt ; Russie : le comte de Stackelberg, le comtede Rasoumowsky, le comte de Nesselrode; Suède : lecomte de Lowenlieilm.

No. J 3.

Note remise à la diète par les ministres des quatre grandes

puissances, et dont il a été fait lecture dans la séance du 12

Mai.

Dès le momentoù Buonapartea reparti en France , toute laSuisse s’est déterminée, par une volonté unanime et énergique,à prendre les armes pour défendre ses frontières, et écarter lesdésordres de tout genre dont l’Europe est menacée par le retourde cet usurpateur.

Cette mesure, qui mettait dans tout son jour l’énergie de ladiète et la sagesse de ses délibérations, était parfaitement enHarmonie avec les sentimens de toute l’Europe , qui applauditouvertement à la conduite d’un peuple qu’elle vit, bien qu’ilfût le plus près du danger, se prononcer sans hésiter sur lesévénemens dont la France est le théâtre, et professer haute-ment des principes aussi honorables, en repoussant les propo-sitions que le prétendu gouvernement de ce pays avait faites àtons les états, et qui furent partout rejetées avec indignation.

Dans cette crise inattendue et sans exemple, la confédérationHelvétique, guidée par son antique loyauté, s’est jointe d’elle-même au système de l’Europe , et a embrassé la cause de l’ordresocial et du salut des peuples. Elle a senti qu’aussi long-temsque le volcan rallumé en France menacerait d’embraser et debouleverser le monde, les avantages inappréciables dont leshautes puissances aiment à voir jouir la Suisse , son bien-être,son indépendance, sa neutralité seraient toujours précaires etexposés aux attaques de ce pouvoir illégal et destructeur,qu’aucun frein moral n’e.->t capable d’arrêter.

Réunies par le même voeu, d’anéantir ce pouvoir, les puis-sances rassemblées au congrès de Vienne ont proclamé leursprincipes dans le traité du 2.5 Mars, ainsi que les engagemensqu’elles ont pris pour les maintenir.

Tous les autres états de l’Europe ont été invités à y accéder,et ils se sont empressés ds répondre à cette invitation. Au. sile moment est arrivé où les augustes souverains, dont les sous-signés sont chargés d’accomplir ici les ordres, s’attendent quela diète, à la réception des présentes communications officiel-les, adoptera par principes, et réglera, de coocertavec les sous-signés, les mesures qui pourraient devenir nécessaires pours’opposer au danger commun.

Mais de même que les puissances s’attendent, sans aucundoute que la Suisse , d’accord avec elles sur leur but principal,ne fera aucune difficulté de déclarer qu’elle est armée pourl'atteindre, et qu’elle s’est mise sur la même ligne politique,de même elles sont très-éloignées de lui proposer de développer

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