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et indépendante, statuent que le canton de Saint-Gall lui fourniraune pension viagère de 6000 florins d’empire, et à ses employésune pension viagère de 2000. Ces pensions seront versées, àdater du 1er Janvier 1815, par trimestre, dans les mains du can-ton directeur, qui les remettra respectivement à la disposition duprince-abbé de Saint-Gall et de ses employés.
Les puissances intervenantes dans les affaires de la Suisse don-nent, par la déclaration ci-dessus, une preuve manifeste de leurdésir d’assurer la paix intérieure de la confédération. Elles sefont également un devoir de ne rien négliger qui puisse en bâterl’accomplissement.
En conséquence, elles s’attendent à ce que les cantons sacri-fiant au bien général toute considération secondaire, ne tarderontpas à adhérer au pacte fédéral librement arrêté par la grandemajorité de leurs co-états ; l’intérêt commun exigeant impérieuse-ment que toutes les parties de la Suisse se réunissent le plus tôtpossible sous la même constitution fédérative.
La convention du 16 Août 1814, annexée au pacte fédéral, nesaurait plus retarder cette réunion. Son but étant déjà remplipar la déclaration des puissances, elle devient par le fait commenon aveuue.
Pour consolider de plus en plus le repos delà Suisse , les puis-sances désirent qu’une amnistie générale soit accordée à tous lesindividus qui, induits en erreur par une époque d’incertitude etd’irritation, ont pu agir, de quelque manière que ce soit, contrel’ordre existant. Loin d’affaiblir l’autorité légitime des gou-vernemens, cet acte de clémence leur donnera de nouveaux titresà exercer cette sévérité salutaire contre quiconque oserait à l’ave-nir susciter des troubles dans le pays.
Enfin, les puissances intervenantes aiment à se persuader quele patriotisme et le bon jugement des Suisses leur prescrivrontla convenance ainsi que la nécessité de se sacrifier mutuellementle souvenir des différends qui les ont divisés, et de consoliderl’œuvre de leur réorganisation en travaillant à la perfectionnerdans un esprit conforme au bien, sans aucun retour sur lepassé.
La présente déclaration a été insérée au protocole du congrèsréuni à Vienne , dans la séance du 19 Mars 1815.
Fait et certifié véritable par les plénipoteutiares des huit puis-sances signataires du traité de Paris.
Suivent les les signatures dans l’ordre alphabétique des cours:
Autriche : le prince de Metternich , le baron de Wessemberg;Espagne: S.Gomez Labrador; France : le Prince de Talley-rand, le Duc de Dalberg, le comte de Latour-du-Pin, lecomte Alexis de Noailles ; Grande-Bretagne : Wellington,Clanearty, Catehart, Stewart ; Portugal : Palmella, Sol-danlia, Lobo ; Prusse : le prince de Ilardenberg, le baron