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par une déclaration, le motif et le but de ces armemens ; elle aévité toute réclamation avec l’homme qui a pris les rênes dugouvernement français , et elle a refusé de le reconnaître.
Les ministres des puissances alliées tirent de cette conduitela juste conclusion que la Suisse , réunie d’intérêt et d’intentionavec les autres états, doit s’opposer de tous ses moyens à unpouvoir qui menace la paix, la tranquillité, l’indépendance etles droits des autres nations : telles sont en effet les résolutionsde la diète. Les relations qu’elle entretient avec les (mutespuissances alliées, et même avec elles seules, ne laissent aucundoute ni sur ses dispositions, ni sur ses desseins; elle y persis-tera avec cette ponstance et cette fidélité qui ont été de touttems un trait honorable du caractère suisse .
Vingt-deux petites républiques, unies entre elles pour leursûreté et le maintien de leur indépendance, doivent chercherleur force nationale dans le principe de leur confédération :ainsi le prescrivent la nature des choses, la situation géographi-que, la constitution, le caractère du peuple suisse .
Une suite de ce principe est sa neutralité, reconnue à sonavantage comme la base de ses rapports à venir avec tous lesétats. Il en résulte également que dans la grande lutte quiva s’engager, la part la plus efficace de la Suisse doit consisternécessairement dans la défense énergique de ses frontières. Enrestant sur cette ligne, elle ne se rend point étrangère à lacause des puissances ; elle l’embrasse au contraire d’autant plussincèrement, et la sert avec d’autant plus d’avantage, que cettecause devient plus immédiatement la sienne.
Considérée en elle-même, la défense d’une fron tière de cin-quante lieues d'étendue, qui sert de point d’appui aux mouve-mens de deux armées, est une coopération non-seulement très-réelle, mais encore de la plus haute importance. Trente millehommes, et plus même, ont été mis sur pied pour ce but. Dé-terminéeà maintenir ce développement de forces,la Suisse croità son tour pouvoir attendre de la bienveillance des puissances,qu’aussi long-tems qu’elle n’appelera pas elle-même leurs se-cours, les armées respecteront sou territoire. Des assurances àcet égard sont absolument nécessaires pour tranquilliser lepeuple et l’engager à supporter avec courage le fardeau d’unarmement aussi considérable.
La diète croit avoir répondu par ces éclaircissemens à l’at-tente de MM. les ministres, ainsi qu’elle montre en même-temsla confiance et la grandeur d’âme des monarques qui, en der-dier lieu encore, ont pris tant de part au sort de ce pays, et sesont acquis par-là, de nouveaux titres à sa reconnaissance. S’ily a maintenant quelque chose à faire dans le sens des princi-pes exposés ci-dessus pour établir d’une manière plus préciseles rapports politiques de la confédération avec les puissancesalliées, pendant la guerre actuelle, et eu même-tems pours’ac-
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