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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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corder sur les conditions de son système de défense, la diète estdisposée à entendre à ces ouvertures. Elle a chargé MM. lebourgmestre de Wyas, t’avoyer de Mulinen et le bourgmestreWieland, d’entrer en négociation avec MM. les ministres surces deux objets, qui sont essentiellement inséparables. Muisdans tous les cas, le droit est réservé aux cantons de prendre àcet égard, une résolution définitive, et de donner force de loi àces arrangemens en les confirmant constitutionnellement.

Zurich , le 12 Mai 1815.

No. 15.

Réponse de M. le Duc de Vicence au Président de laDiète helvétique .

5 Mai 1815.

Le soussigné a reçu la note que S. Exc. M. le président dela diète suisse lui a fait l'honneur de lui adresser le 20 Avril.

L’Empereur, lorsqu’il arriva au gouvernement de la France ,trouva la Suisse occupée par les troupes françaises et diviséepar l’esprit de parti : il sentit la nécessité de faire cesserpromptement un état de choses si contraire aux intérêts de laSuisse et aux relations amicales qui avaient subsisté autrefoisentre les deux pays. Sa Majesté discuta elle-même, avec lesdéputés de tous les cantons, les intérêts de la confédération ;et, par un acte de médiation, approuvé de toute l’Europe ,et qui rendit la Suisse heureuse, elle en assura l’indépen-dance.

Elle rappela de suite les troupes, qui, après les événemensmalheureux, avaient occupé le territoire helvétique ; elle fitproclamer sur-le-champ la neutralité de la Suisse , et depuis,elle l’a toujours respectée.

Le soussigné est chargé de déclarer formellement qu’au-jourd’hui encore l’empereur reconnaît cette neutralité, mal-gré la violation qu’elle éprouva en 1814 de la part des autrespuissances ; mais Sa Majesté en faisant connaître franchementses dispositions, a le droit d’attendre de la confédération hel-vétique une déclaration également franche.

Le vœu constant de l’empereur est que la Suisse se con-serve heureuse et paisible. Cependant elle fait des armemens :ils sont dirigés vers les frontières de France , quoique cettelimite ne soit menacée ni par les rassemblemens de troupes, nipar le voisinage d’aucune agitation ; et quoique ce soit pur leNord que le territoire helvétique ait été violé en 1814. Quelpeut être le but de ces arméniens, de ces obligations d’hon-neur et de gratitude par laquelle la diète paraît se croire liée ?L’empereur se refuse à y trouver encore un caractère offensif?il aime à croire que la Suisse , toujours fidèle à ses principeset à ses plus chers intérêts, voudra se maintenir dans unesituation neutre ; enfin, il ne peut présumer qu’elle ait pu