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iouse, qui semble encore sous l’influence de l'organisationrévolutionnaire qui lui fut donnée il y a quelque mois ; Bor-deaux où reposent et fermentent avec intensité tous les germesde révolte; -Bordeaux , où la patrie trouva jadis de si nombreuxdéfenseurs, où la liberté excita de si généreux sacrifices et desi nobles dévouemens ; Bordeaux qui récèle maintenant desapôtres de la guerre civile !
C’est ce parti qui, par de fausses alarmes, de fausses espé-rances, des distributions d’argent et l’emploi des menaces, estparvenu à soulever les paisibles cultivateurs dans tout le terri-toire enclavé entre la Loire, la Vendée l’Océan et le Thouet.On y a débarqué des armes, des munitions de guerre. D’an-ciens noms, des hommes nouveaux paraissent sur ce sanglantthéâtre ; l’hydre de la rébellion renaît, se produit partout oùil exerça jadis ses ravages, et n’est pointabattu par nos succèsd’Esnai, de Saint Gilles et de Palluau. De l’autre côté dela Loire, des bandes désolent le département du Morbihan ,quelques parties d’Ile-et-Vilaine , des côtes du Nord et de laSarthe , elles ont un moment envahi les villes d’Aurai, deIlhédon, de Ploermel, les campagnes de la Mayenne jus-qu’aux portes de Laval ; elles arrêtent les marins et lesmilitaires rappelés ; elles désarment les propriétaires, segrossissent des paysans qu’elles font marcher de force,pillent les caisses publiques, anéantissent les instrumens del’administration, menacentjles fonctionnaires, s’emparent desdiligences, saisissent les courriers, et ont intercepté un ins-tant les communications du Mans à Angers, d’Angers àNantes, de Nantes à Rennes, de Rennes à Vannes .
Sur les bords de la Manche, Dieppe , le Havre, ont étéagités par des mouvemens séditieux. Dans toute la 15edivision, les’bataillons de milice nationale n’out été formésqu’avec la plus grande difficulté. Les militaires et les marinsont refusé de répondre aux appels, et n’ont obéi qu’auxmoyens de contrainte. On oppose aux mesures que les cir-constances exigent une résistance condamnable, ou uue forced’inertie plus dangereuse et plus difficile à vaincre que larésistance. Caen a été troublée deux fois par des réactionsroyalistes, et dans quelques arrondissemens de l’Orne ,des bandes se forment comme en Bretague et dans laMayenne .
Enfin tous les écrits qui peuvent décourager les homme*faibles, enhardir les factieux, ébranler la confiance, diviser lanation, jeter de la déconsidération sur son gouvernement ;tous les pamphlets qui sortent des presses de la Belgique oudes imprimeries clandestines de France ; tout ce que les jour-naux étrangers publient contre nous, tout ce que les écrivainsdu parti composent, se distribue, se colporte, se répand impu-nément par le défaut de lois répressives, et l’abus de la libertéde la presse.