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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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un établissement réel et progressif du pouvoir ; car le pou-'voir ne commande pas toujours l’obéissance : l’obéissance estau contraire la mesure et la limite du pouvoir; elle résultechez les peuples civilisés de l’assentiment des citoyens.

11 est urgent, Sire, que les chambres veuillent s’occuperdes lois que les circonstances exigent, et sur lesquelles jeviens de fixer votre attention.

Toutefois, en attendant que la puissance législative aitprononcé, je n’ai que deux règles à suivre ; je me conformeraiaux lois, et si je trouve une circonstance où un devoir impé-rieux m’oblige à m’en écarter, je recourrai à un remède dontles lois anglaises nous donnent l’exemple, et que les cham-bres ajouteront sans doute à notre législation, comme unmoyen sans lequel il serait impossible de gouverner. Je seraiprêt à déclarer par quel motif j’aurai excédé les bornes demon pouvoir dans les actes de mon ministère envers les ci-toyens, et la nation entière jugera si je n’ai pas dû m’exposerà toutes les chances de la responsabilité ministérielle, plutôtque de compromettre le salut de l’état.

(Signé) Le duc d’Otrante .

19 Juin 1815.

Paris , le 18 Juin.

Fleurus, le 17 Juin à quatre heures du matin.

La bataille d’hier s’est prolongée jusqu’il dix heures du soir.Oir est encore à la poursuite de l’eunemi qui éprouve un malaffreux. Nous avons jusqu’ici 8000 prisonniers, 20 pièces decanon et plusieurs drapeaux, beaucoup d'officiers de marque,entr’autres le comte Lutzorv* On croit à la pointe du jourramasser bien du monde dans les villages de Saint-Arnaud etautres, qui ont été emportés par le mouvement que l’empe-reur a fait faire à sa garde. Les grenadiers et chasseurs de lavieille garde ont massacré des masses entières, et n’ont perduque peu de monde.

Il paraît que c’est une charge ;\ la baïonnette de la gardeimpériale à pied, qui a décidé la bataille.

L’ennemi devait être extrêmement nombreux.

Je n’ai jamais vu pareil enthousiasme dans nos soldats.

Les colonnes qui marchaient au combat, les blessés quirevenaient du pansement, ne cessaient de crier vive /’ Empe-reur !

Copie d’une lettre du major-général au ministre de la guerre.

l’ieunis, le 17 Juin 1815.

Monsieur le maréchal,

J’ai annoncé hier, du champ de bataille de Ligtiy, <\ S. A.

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