engagées dans ce village. Huit bataillons de la garde débou-,chèrent à la bayonnette, et derrière eux les quatre escadronsde service, les cuirassiers du général Delort, ceux du généralMilhaud, et les grenadiers à cheval de la garde. La vieillegarde aborda à la bayonnette les colonnes ennemies quiétaient sur les hauteurs de Bussy, et en un instant couvrit lechamp de bataille de morts. L’escadron de service attaquaet rompit un carré, et les cuirassiers poussèrent l'ennemi danstoutes les directions. A sept heures et demie nous avions 40pièces de canon, beaucoup de voitures, des drapeaux et desprisonniers, et l’ennemi cherchait son salut dans une retraitepréciptée. A dix heures, la bataille était finie, et nous noustrouvions maîtres de tout le champ de bataille.
Le général Lutzow, partisan, a été fait prisonnier. Lesprisonniers assurent que le feld-maréchal Blüeher a été blessé.L’élite de l’armée prussienne a été détruite dans cette bataille.Sa perte ne peut être moindre de 15,000 hommes. La nôtreest de 3,000 hommes tués ou blessés.
A la gauche le maréchal Ney avait marché sur les Quatre-Bras, avec une division qui avait culbuté une division anglaisequi s’y trouvait placée. Mais attaqué par le prince d’Orangeavec vingt-cinq mille hommes, partie Anglais , partie llauo-vriens, à la solde de l’Angleterre, il se replia sur sa position deFrasnes. Là, s’engagèrent des combats multipliés ; l’ennemis’attachait à le forcer, mais il le fit vainement. Le duc d’El-chingen attendait le premier corps qui n’arriva qu’à la uuit, ilse borna à garder sa position. Dans un carré attaqué par leSe régiment de cuirassiers, le drapeau du 6ye régiment d’in-fanterie anglais est tombé entre nos mains. Le prince deBrunswick a été tué. Le prince d’Orange a été blessé. Onassure que l’ennemi a eu beaucoup de personnages et de géné-raux de marque tués ou blessés; on porte la perte des Anglais ,à 4 ou 5000 hommes, la nôtre de ce côté, a été très-considé-rable, elle s'élève à 4200 hommes tué ou blessés. Ce combata fini à la unit. Lord Wellington a ensuite évacué les Quatve-Bras, et s’est porté sur Genappes .
Dans la matinée du 17, l’Empereur s’est rendu aux Quatre-Bras, d’où il a marché pour attaquer l’armée anglaise ; il l’apoussé jusqu’à l’entrée de la forêt de Soignes avec l’aile gau-che et la réserve. L’aile droite s’est portée par Sombre à lasuite du feld-maréchal Bliicher, qui se dirigeait sur Savres,où il paraissait vouloir se placer.
A dix heures du soir, i’armée anglaise occupa Mont-Saint-Jean par son centre, se trouva en position en avant de la forêtdeSoignes; il aurait fallu pouvoir disposer de trois heurtspour l’attaquer, on fut donc obligé de remettre au lendemain.
Le quartier-général de l’empereur fut établi à la ferme deCaillou près Planchenoit, La pluie tombait par torrens.