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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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circuler de l’arrivée du général Travot à Paris . (Ou

applaudit.)

Le président .—La séance est levée et indiquée à demain huitheures du matin.

GARDE NATIONALE DE PARIS .

ÉTAT-MAJOR-GÉNÉRAL.

Ordre du jour.

Paris , le 21 Juin; 1815.

Des circonstance graves vont exiger de la part de la garde na-tionale un service actif. Le lieutenant-général commandant ensecond espère qu’elle déploiera le caractère de sagesse et defermeté qu’elle a montré dans tous les tems en ne souffrant pasque des agitateurs troublent, sous aucun prétexte, la tranquil-lité de la capitale. Au moment où les chambres vont délibérersur les moyens de sauver la patrie, il faut que leurs délibéra-tions puissent être calmes ; en conséquence les postes de lagarde nationale y seront doublés, et le service y sera de vingt-quatre heures comme dans tous les autres postes.

MM. les chefs de légion feront tenir dans chaque mairie unerése. ve de 50 hommes commandée par un capitaine pour se por-ter partout où le besoin pourrait l’exiger et fournir jour et nuitdes patrouilles destinées à dissiper tous les groupes quels qu’ilssoient : la garde nationale se rappelera combien ce servicefait avec zèle et intelligence a contribué dans des momens decrise à prévenir les malheurs qui auraient pu résulter du chocdes partis.

MM. les gardes nationaux sont encore, dans le même dessein,invités à ne point quitter leur uniforme en vacquant à leurs af-faires ; ils savent que ce moyen sans fatigüer la garde nationalea le résultat avantageux de la montrer partout prête à réprimerle désordre, et qu’il offre la facilité de réunir promptement uneforce capable d’en imposer à la malveillance.

Enfin, MM. les chefs de légion prendront les mesures né-cessaires pour qu’en cas de rappel tous les citoyens puissentse rendre sans délai, au lieu du rassemblement de leur légion.

Tous les postes généraux doivent faire jour et nuit des pa-trouilles pour assurer la tranquillité, dissiper les attroupemens etarrêter les agitateurs.

Le lieutenant-général commandant en second confie au zèl«et au patriotisme de la garde nationale l’exécution de toutes cesmesures.

(Signé) Lecomte Durosnel.

Pour copie conforme,

Le maréchal-de-camp, chef d’état-major^Baron de BoRELLi.