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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Lorsqu’il est terminé, on procède au dépouillement du scrutin.

Le nombre des votans est reconnu de 504, majorité 253.

M. le président. —M. le général Greniera réuni 350 suffrages.Je le proclame membre de la commission de gouvernement.

La chambre a procédé à la nomination des deux membres dugouvernement.

M. le duc de Vicence et M. le baron Quiuette ont été notpnxé*et proclamés par le président.

24 Juin, 1815,

Paris , le 23 Juin.

La commission du gouvernement s’est constituée aujourd'huisous la présidence de M. le duc d’Otrante ; elle tient ses séancesau palais des Tuileries .

M.le compte Berlier a été nommé secrétaire-adjoint au ministresecrétaire-d’état.

La commission du gouvernement a, par arrêté de ce jour,nommé M. le maréchal prince d’Essling commandant en chef dela garde nationale de Paris ; M. le lieutenant-général comteAndréossy , commandant de la 1ère division militaire; et Mielieutenant-général comte Drouot, commandant de la garde im-périale.

Par un autre arrêté, la commission du gouvernement achargé provisoirement du portefeuille des affaires étrangèresM. le barou Bignon ; de celui de l’intérieur, M. le général Car-not de Feulins ; et de celui de la police générale, M. le comtePelet de la Lozère .

24 Juin, 1815.

CHAMBRE DES PAIRS .

Suite de la séance en permanence du 23 Juin.

M. le comteDrouot. —Messieurs, mon service ne m’ayant paspermis de me trouver hier matin à la chambre des pairs , je n’aipu connaître que par les journaux les discours qui ont été pro-noncés dans cette séance. J’ai vu avec chagrin ce qui a étédit pour diminuer la gloire de nos armes, exagérer nos désas-tres et diminuer nos ressources. Mon étonnement a été d’au-tant plus grand que ces discours étaient prononcés par un gé-néral distingué qui, par sa grande valeur et ses connaissancesmilitaires, a tant de fois mérité la reconnaissance de la nation.J’ai cru m’apercevoir que l’intention du maréchal avait étémal comprise, que sa pensée avait été mal entendue. L’en-tretien que j’ai eu ce matiu avec lui m’a convaincu que je nem’étais point trompé.

Je vous prie, Messieurs, de me permettre de vous exposer