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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Dès que ce traité aura reçu la signature du souverain quisera appelé à gouverner la France , ce souverain recevra lesceptre et la couronne des mains de la nation.

Dans létat actuel des lumières de lEurope , un des plusgrands malheurs du genre humain, ce sont les divisions de laFrance et de lAngleterre: unissons-nous pour le bonheur dumonde.

Milord, nul homme en ce moment ne peut, aussi puissam-ment que vous, concourir à mettre lhumanité toute entièresous un meilleur génie et dans une meilleure condition.

Je prie votre seigneurie dagréer lassurance de ma plushaute considération,

Le président du gouvernement,

Le Duc dOtrante .

Paris , le 27 Juin 1815.

30 Juin, 1815.

CHAMBRE DES représentans.

Séance du 29 Juin.

M. le 'président fait donner communication à la chambre dumessage suivant, adressé par la commission de gouvernement, etdes pièces qui raccompagnent.

Monsieur le président,

La commission de gouvernement na pas perdu de vue uninstant que Napoléon par suite de son abdication se trouveplacé sous la sauvegarde de lhonneur français .

Son premier soin a été de demander aux généraux ennemisdes sauf-conduits pour la sûreté de sa personne.

Le 25 Juin, Napoléon a demandé que deux frégates fussentmises à sa disposition.

La commission a sur le champ autorisé le ministre de la marineà armer ces deux frégates. Le lieutenant-général Beker a étéchargé de pourvoir à la sûreté de la personne de Napoléon pen-dant sa route, et tous les ordres nécessaires ont été donnés pourassurer le service des relais.

Cependant, hier 28, Napoléon n'était pas encore parti : Lesauf-conduit narrivant pas ; lapproche de rennemi donnant devives inquiétudes sur la sûreté de Napoléon, la crainte dunmouvement de lintérieur ajoutant encore à ces inquiétudes, lacommission sest décidée à presser de nouveau le départ de Na-poléon, et les ordres les plus positifs ont été donnés au ministrede la marine. Ce dernier a été envoyé pics de lui avec le comteBoulay.

La chambre verra par la copie ci-jointe de la réponse de LordWellington, quil ne sest pus cru autorisé à donner les sauf-cou-