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< 1 e 9 représentons a ariêté qu’il serait fait une adresse auxFrançais .
Lorsque le siège de la représentation nationale est menacépar les armées étrangères, elle doit au peuple français, elledoit à elle-même de constater l’injustice de la guerre, et deconsacrer par un monument solennel, la violation la plusinouïe de tous lts droits des nations, de toutes les promessesdes rois coalisés, et de protester devant le monde et les sièclescontre tout ce que la violence pourrait imposer à la France .
Quel a été dans son principe le but de cette guerre ? pour-quoi la coalition s’est-elle encore armée contre nous? Vous lesavez, les rois l’ont déclaré, l’Europe l’a entendu, c’était pourrenverser Napoléon du troue où les événemens l’avaient re-placé ; les puissances avaient pris l’engagement le plus solen-nel de respecter, lorsque ce but serait atteint, l’indépendanceet la liberté politique de la France , et de ne point la contrain-dre dans le choix de son gouvernement.
Ce sont les actes mêmes des puissances qui établissent cesfaits et ces conséquences; et on ne trouvera pas sans impor-tance dans les circonstances actuelles d’en remettre une ana-lyse succincte sous les yeux de la chambre.
Le traité du 25 Mars est dirigé (Art. 1er.) contre les desseinsde Napoléon Bonaparte . Les puissances (Art. 3) ne poseront)es armes que lorsque sou pouvoir sera détruit.
Le motif et le terme de la guerre sont donc parfaitement dé-finis,
Les puissances prétendent-elles aller au-delà. Le mêmetraité (Art. 6), en invitant S. M. très-chrétienne (ce sont lespropres expressions du traité) à donner ton adhésion, pouvaitle faire croire. L’Angleterre s’est élevé la première contre cettesupposition ; elle a proclamé le principe de l’indépendance desnations, et toutes les puissances l’ont reconnu et en ont faitl’application à la France par un engagement solennel.
En effet, la déclaration du prince-régent porte que “ !'arti rcle 3 du traité ne doit pas être entendu comme obligeant S.M. britannique à poursuivre la guerre dans la vue d’imposer àla France aucun gouvernement particulier.”
Cette déclaration a été adoptée par les puissances. LordClancarty, ministre de l’Angleterre, chargé de la présenter aucongrès, s’exprime de la manière suivante dans le compte qu’ilrend de sa mission : “ Les souverains ne sont pas en guerre àraison des garanties plus ou moins grandes que la France peutleur donner relativement à le tranquillité future de l’Europe ;niais parce que la F rance sous son chef ne peut leur donner desûretés d’aucune espèce. Dans cette guerre, ils ne désirentpoint intervenir dans aucun des droits légitimes du peuplefrançais .
Je continue la citation ; et le ministre anglais dont je rap-porte les expressions, dit lui-même quels sont ces droits légi-