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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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horreurs de la guerre, sur les cadvares des Français , et sur lesruines de notre indépendance.

Cest alors que disparaissent toutes les divisions, cest alorsque tout Français , qui shonore de ce nom, et qui est digue de leporter, embrasse la cause sacrée de la patrie, en attendant le jour elle se relevera du joug les plus honteux qui puisse lui êtreimposé.

Nous trouvous dans lhistoire^ dans la nôtre, des princes quiont conquis le trône par leur valeur personnelle et la force dunepartie de la nation ; ces entreprises nont jamais humilié uu peu-ple ; ce sont de ces dissensions de famille la gloire du partivainqueur est un patrimoine commun au parti vaincu.

Mais, quelles sont les parties intéressées dans ce grand com-bat, dont la France est le théâtre depuis 25 ans ?

Dune part la nation, de lautre un parti de privilégiés; si nouseu imposons à la France , à lEurope , au monde, quon nous disepourquoi ce parti, lorsque, dans nos malheurs publics, il s'estprésenté tout seul dans la lice, a toujours été soumis par laforce nationale; quon nous dise pourquoi il na jamais triomphéque lorsquil a été soutenu par létranger; quon nous dise silsest relevé en 1814 par sa propre force ou par celle de 600,000ennemis ; si, lorsquil a cessé dêtre soutenu par eux, il n'est pasretombé daus le néant, sans avoir opposé la moindre résistance,sans quun seul individu ait péri ni pour, ni contre lui. Quonnous dise si dans ce moment même, il prépare un sanglanttriomphe, il nest pas précédé par les armées de toute lEurope qui le traînent à leur suite !

Si ce parti qui na aucune force qui lui soit propre régnaitenfin par la force étrangère, létranger resterait donc en France pour le garder, pour le soutenir ; dès ce moment il ny auraitplus de nation, de patrie, ni de liens sociaux ; les Français nau-raient plus dautre refuge que dans leur conscience, leur audaceet leur désespoir.

Voilà, messieurs, les motifs que la chambre des représentansà eus pour vous proposer la résolution qui fait lobjet de cerapport, et quelle a exprimés dans son adresse aux Français *

Si la représentation, si la puissance législative, si le gouverne-ment ne pouvaient conjurer lorage qui menace la France , ils neveulent point être complices de ceux qui lont suscité ; que toutela responsabililité en pèse à jamais sur eux !

Si nous ne pouvons rien contre les evénemens que prépare laforce, la force non plus ne pourra rien sur nous, et ni les étran-gers ni le depotisme ne recueilleront aucun fruit de leur violence,line sera point perdu, le généreux exemple que vous donnez à laFrance et au monde, et votre courage, sous le canon de lennemi,sera un monument durable de votre fidélité au peuple, et de votrarespect pour ses droits.

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