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horreurs de la guerre, sur les cadvares des Français , et sur lesruines de notre indépendance.
C’est alors que disparaissent toutes les divisions, c’est alorsque tout Français , qui s’honore de ce nom, et qui est digue de leporter, embrasse la cause sacrée de la patrie, en attendant le jouroù elle se relevera du joug les plus honteux qui puisse lui êtreimposé.
Nous trouvous dans l’histoire^ dans la nôtre, des princes quiont conquis le trône par leur valeur personnelle et la force d’unepartie de la nation ; ces entreprises n’ont jamais humilié uu peu-ple ; ce sont de ces dissensions de famille où la gloire du partivainqueur est un patrimoine commun au parti vaincu.
Mais, quelles sont les parties intéressées dans ce grand com-bat, dont la France est le théâtre depuis 25 ans ?
D’une part la nation, de l’autre un parti de privilégiés; si nouseu imposons à la France , à l’Europe , au monde, qu’on nous disepourquoi ce parti, lorsque, dans nos malheurs publics, il s'estprésenté tout seul dans la lice, a toujours été soumis par laforce nationale; qu’on nous dise pourquoi il n’a jamais triomphéque lorsqu’il a été soutenu par l’étranger; qu’on nous dise s’ils’est relevé en 1814 par sa propre force ou par celle de 600,000ennemis ; si, lorsqu’il a cessé d’être soutenu par eux, il n'est pasretombé daus le néant, sans avoir opposé la moindre résistance,sans qu’un seul individu ait péri ni pour, ni contre lui. Qu’onnous dise si dans ce moment même, où il prépare un sanglanttriomphe, il n’est pas précédé par les armées de toute l’Europe qui le traînent à leur suite !
Si ce parti qui n’a aucune force qui lui soit propre régnaitenfin par la force étrangère, l’étranger resterait donc en France pour le garder, pour le soutenir ; dès ce moment il n’y auraitplus de nation, de patrie, ni de liens sociaux ; les Français n’au-raient plus d’autre refuge que dans leur conscience, leur audaceet leur désespoir.
Voilà, messieurs, les motifs que la chambre des représentansà eus pour vous proposer la résolution qui fait l’objet de cerapport, et qu’elle a exprimés dans son adresse aux Français *
Si la représentation, si la puissance législative, si le gouverne-ment ne pouvaient conjurer l’orage qui menace la France , ils neveulent point être complices de ceux qui l’ont suscité ; que toutela responsabililité en pèse à jamais sur eux !
Si nous ne pouvons rien contre les evénemens que prépare laforce, la force non plus ne pourra rien sur nous, et ni les étran-gers ni le depotisme ne recueilleront aucun fruit de leur violence,line sera point perdu, le généreux exemple que vous donnez à laFrance et au monde, et votre courage, sous le canon de l’ennemi,sera un monument durable de votre fidélité au peuple, et de votrarespect pour ses droits.
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