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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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GARDE NATIONALE DE EAK1S.

ÉTAT-MAJOR-GÉNÉRAL.

Ordre du jour.

Paris , le 4 Juillet, 1815.

Une convention a été faite avec les généraux des puissancesalliées, pour arrêter l'effusion du sang.

Les citoyens de Paris doivent être sans alarmes et rester danslattitude à-la-fois paisible et ferme quils ont gardée au milieudes dangers.

La police de la ville reste confiée à la garde nationale et à lagendarmerie municipale sous mes ordres, comme gouverneurde Paris .

Continuer à garantir de toute atteinte les personnes, et lespropriétés, empêcher tout rassemblement tumultueux, faire tairetoute espèce de cris qui pourraient exciter des dissensions, nelaisser arborer en aucun lieu, par qui que ce soit, dautres cou-leurs que les couleurs nationales, voilà les devoirs qui sont im-posés de nouveau à la garde nationale.

Je me repose de leur accomplissement sur le zèle des citoyensqui la composent et sur le dévouement de ses chefs.

Le maréchal pair de France , gouverneur de Paris et comman-dant en chef la garde nationale. (Signé) Prince dEssling.

Pour ampliation, .

Le marechal-de-ehamp, chef détat-major, Baron de Borelli.

CHAMBRE DES REPRÉSENTANS.

Suite de la séance en permanence du 4 Juillet,

Monsieur le président,

Lorsque les représentai» de la nation nous placèrent augouvernail de létat, nous acceptâmes la tâche rigoureuse quinous était imposée ; mais nous ne connaissions pas toute léten-due de nos maux.

Eu vain, nous avons essayé de lutter contre la tempête, nosefforts ont été impuissans, nos moyens de défense étaientépuisés, et, malgré le courage héroïque de nos troupes, et le dé-vouement de la garde nationale de Paris , nous avons reconnuquil était impossible dempêcher que les alliés pénétrassentdans Paris , soit de vive forces soit par la voie des négo-ciations.

Nous avons préféré ce dernier moyen, pour ne pas compro-mettre le sort de la capitale au hasard dun dernier combat, con-tre des forcée majeures, prêtes à recevoir de nouveaux renforts.

Nous avons lhonneur de vous adresser la convention faiteavec les alliés, en vertu de laquelle ils doivent occuper cette ca-pitale militairement.