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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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9. La liberté des opinions religieuses et celle des cultessont ce qu'il y a de plus sacré dans la liberté individuelle.

10. Les membres des cours de justice et des tribunaux sontinamovibles. En matière criminelle les débats seront publics.Le fait sera jugé par des jurés et la loi appliquée par desjuges.

11. Les élémens de toutes les sciences, de tous les talens,du goût et de limagination, seront enseignés dans de hautesécoles ; une instruction primaire, indispensable pour la con-naissance des droits et des devoirs de lhomme en société,sera mise gratuitement à la portée de toutes les classes dupeuple.

12. La constitution doit garantir. Légalité des droits civilset politiques, labolition de la noblesse, des privilèges, de»qualifications féodales, des dîmes, des droits féodaux et de laconfiscation des biens. Elle garantit en outre le droit de pé-tition, les secours publics, linviolabilité des propriétés, et lir-révocabilité de laliénation des domaines nationaux de touteorigine; enfin, légalité proportionnelle dans la répartitiondes contributions librement consenties.

13. Nul prince, soit héréditaire, soit appelé par élection, nemontera sur le trône de France quaprès avoir signé et juréles principes ci-dessus.

La chambre ordonne limpression et la distribution, et la-journement de la discussion à demain dix heures.

CHAMBRE DES PAIRS .

Séance du 4 Juillet, 1815.

M. le président.Messieurs, je vais rendre compte à la cham-bre du motif qui a fait avancer de trois heures votre réunion.Jai reçu une lettre de M. le duc dOtrante qui mannonçait quilavait fait à la chambre des représentais, une communication fortimportante, et quelle aurait eu lieu pour la chambre des pairs si elle eût été assemblée ; hier, il mannonçait quil sen rappor-tait à moi pour juger sil convenait de vous réunir, Comme ji-gnorais lobjet du message, jai écrit à M. le duc dOtrante quesil le croyait utile je ferais la convocation. Je nai pas reçu deréponse ; mais à cinq heures du matin, jai reçu une lettre de M.le duc dOtrante , par laquelle il mannonçait quil suffirait deconvoquer la chambre pour midi. Voilà pourquoi vous avezété convoqués ce matin à onze heures.

En arrivant, jai reçu du gouvernement trois messages; ilsportent que le gouvernement demande quils ne soient lus quencomité secret. Cette demande du gouvernement nécessite queles tribunes soient évacuées; le public est doue invité à seretirer.