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6 Juillet, 1815.
Les plénipotentiaires français envoyés près les souverainsalliés sont revenus.
Les conférences commencées à Hagueneau sont ajournéesjusqu’à ce que le ministre d’Angleterre ait reçu ses pouvoirs ;elles se repreudront à Paris où les souverains alliés et leurs mi-nistres ne tarderont pas à arriver.
Les souverains alliés, fidèles à leurs déclarations, annoncentles dispositions les plus libérales et l’intention la plus pro-noncée de n’imposer à la France aucune forme de gouverne-ment ; mais de la laisser parfaitement libre à cet égard. Leursplénipotentiaires ont donné à ce sujet les assurances les pluspositives.
Les plénipotentiaires français ont trouvé dans tous lesdépartemens qu’ils ont parcourus le meilleur esprit ; les ha-bitans ont besoin d’être contenus plutôt qu’excités dansleur zèle. Le drapeau tricolore et la cocarde nationale sontpartout arborés au milieu des armées ennemies.
ME de Valence, Boissy-d’Anglas, Andréossi et Flau-gergues, plénipotentiaires çnvoyés auprès des généraux desarmées alliées, pour négocier un- armistice, sont rentrés le 4Juillet à Paris : leur mission étant devenue sans objet, d’a-près la convention du 3 Juillet.
Des lettres de Niort , en date du 2 J uillet, à sept heures dusoir, annoncent que Napoléon était arrivé le matin dn mêmejour dans cette ville. Il a dû continuer sa route, après avoirpris quelques heures de repos.
DÉCLARATION DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANS.
Les troupes des puissances alliées vont occuper la capitale.
Lachambre des représentans n’en continuera pas moins desiéger au milieu des habitans de Paris , où la volonté expressedu peuple a appelé ses mandataires.
Mais dans ces graves circonstances, la chambre des repré-sentans se doit à elle-même, elle doit à la France , à l’Europe ,une déclaration de ses sentimens et de ses principes.
Elle déclare donc qu’elle fait un appel solennel à la fidélitéet au patriotisme de la garde nationale parisienne, chargée dudépôt de la représentation nationale.
Elle déclare qu’elle se repose avec la plus haute confiancesur les principes de morale, d’honneur; sur la magnanimité
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