S58
compagnons dans St. Hélène seront astreints aux mêmes ré-glemens et devront rester avec lui pendant tout ce temps-là.Dans tout autre tems l’amiral ou le gouverneur feront telsréglemetis que bon leur semblera par rapport à eux.
On signifiera au général que, s’il cherche à effectuer sa fuite,il sera mis sur-le-champ aux arrêts, et on déclarera à ceux desasuite que si on découvre qu’ils ayent formé le moindre com-plot pour faciliter la fuite du général ils seront séparés de luiet mis également aux arrêts.
Toutes les lettres adressées au général ou à ceux de sa suiteseront délivrées à l’amiral ou au gouverneur qui les lira avantde permettre qu’on les délivre à ceux à qui elles serontadressées.
Toutes les lettres écrites par le général ou ceux de sa suiteseront soumises aux mêmes réglemens.
On ne remettra au général ni à ceux de sasuite aucune let-tre qui ne viendra pas à St. Hélène par le canal du secrétaired’état, si elle est écrite par quelqu’un qui ne demeure pasdans l’ile. Toutes leurs lettres adressées à des personnes qui nedemeurent pas dans Pile passeront sous le couvert du secré-taire-d’état.
On notifiera clairement au général que le gouverneur etl’amiral ont des ordres précis d’informer le gouvernementde S. M, de tous les désirs et représentations que le généraldésirerait lui faire, et pour cela on n’a pas besoin d’employeraucune précaution. Mais le papier, sur lequel une pareillerequête ou représentation est écrite, doit leur être commu-niqué décacheté afin qu’ils puissent le lire et y ajouter lesobservations qu’ils jugeront nécessaires.
Jusqu’à l’arrivée du nouveau gouverneur l’amiral sera en-tièrement responsable de la personne du général Buouaparte,et S. M. n’a aucun doute de la disposition du gouverneuractuel pour concourir à cet effet avec l’amiral.
L’amiral est pleinement autorisé à retenir à son bord le gé-néral ou à le transporter à bord de tout autre vaisseau dans lecas où il jugerait que la détention de sa personne ne pourraitpas s’effec tuer sûrement d’une autre manière.
Quand l’amiral arrivera à St. Hélène, le gouverneur, àsa réquisition, prendra des mesures pour envoyer sur-le-champen Angleterre, au Cap de Bonne-Espérance , ou aux Indes-Orientales, tels officiers ou telles personnes employés dans lescorps militaires à St. Hélène que l’amiral jugera convenablede renvoyer du service militaire en St. Hélène, soit parce qu’ilsseraient étrangers, soit par rapport à leur caractère ou leurdisposition.
S'il y a des étrangers dans l'île dont la résidence dans lepays donnerait lieu de croire, qu’elle pourrait servir d’instru-ment à faciliter la fuite du général Buonaparte , il pren-