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plet, sans compter les garnisons, et de les employer activementcontre l’ennemi commun.
2. Les hautes parties contractantes s’engagent réciproquementà ne pas négocier séparément avec l’ennemi commun, et à nesigner ni paix ni trêve ni convention que d’un commun accord.Elles s’engagent de plus à ne pas poser les armes avant que l'ob-jet de la guerre mutuellement convenu et entendu n’ait été at-teint.
3. Pour contribuer de la manière la plus prompte et la plusdécisive à remplir ce grand objet, S. M. britannique s’engageà fournir un subside de cinq millions de livres sterling pour leservice de l’année 1814, à répartir en parties égales entre lestrois puissances ; et Sadite Majesté promet en sus de convenir,avant le 1er Janvier chaque année avec LL. MM. I. et R,des secours ultérieurs à fournir pendant chaque année subsé-quente, si, ce qu’à Dieu ne plaise, la guerre devait se prolongerjusque-là.
Le subside ci-dessus stipulé de cinq millions de livres ster-ling sera payé à Londres en termes mensuels et en proportionségales aux ministres des puissances respectives duemenl autorisésà les recevoir.
Dans le cas que la paix entre les puissances alliées etla France fût signée avant l’expiration de l’année, le subside calculé surl’échelle de cinq millions de livres sterling, sera payé jusqu’à lafin du mois dans lequel le traité définitif aura été signé, et S. M.britannique promet en outre de payer à l’Autriche et à la Prussedeux mois et à la Russie quatre mois en sus du subside stipulé,pour couvrir les frais du retour de leurs troupes dans leurs pro-pres frontières.
4. Les hautes parties contractantes auront la faculté d’accrédi-ter respectivement auprès des généraux cotnmandans de leursarmées des officiers qui auront la liberté de correspondre avecleurs gouvernemens, pour les informer des événemens militaireset de tout ce qui est relatif aux opérations des armées.
5 . Les hautes parties contractantes, se réservant de se concer-ter entre elles, au moment-rie la conclusion de la paix avecla Frauce, sur les moyens les plus propres à garantir à l’Europe ,et à se garantir réciproquement le maintien de celte paix, n’eusont pas moins convenues d’entrer sans délai dans des engage-tnens défensifs pour la protection de leurs états respectifs enEurope, contre toute atteinte que la France voudrait porter àl’ordre des choses résultant de cette pacification.
6 . I’onr obtenir ce résultat, elles conviennent que dans lecas où les Etats de l'une des hautes parties contractantes seraientmenacés d’une attaque de la part de la France , les autres em-ploieront activement tous leurs efforts pour la prévenir par uneintervention amicale.
A A A