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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Fait à Paris , le vingt Novembre, l’an de grâce mil-hnit-cent-quinze.

(Signé)

(L.S.) Castlereagii.(L.S.) Wellington.(L.S.) Metternicii.(L.S.) Wessenberg.

No. 10.

NOTE

Adressée, par les Ministres des quatre cours réunies, à Monsieurle Duc de Richelieu, le 20 Novembre 1815.

Les soussignés Ministres des Cabinets réunis, ont l’honneur decommuniquer à Son Excellence Monsieur le Duc de Richelieu,le noveau Traité d’Alliance qu’ils viennent de signer au nom etpar ordre de Leurs Augustes Souverains ; traité dont l’objet aété de donner aux principes consacrés par ceux de Chaumont etde Vienne , l’application la plus analogue aux circonstances ac-tuelles, et de lier les destinées de la France à l’intérêt communde l'Europe .

Les cabinets alliés considèrent la stabilité de l’ordre dechoses heureusement rétabli dans ce pays, comme une des basesessentielles d’une tranquillité solide et durable. C’est vers cebut que leurs efforts réunis ont été constamment dirigés ; c’estleur désir sincère de maintenir et de consolider le résultat de cesefforts, qui a dicté toutes les stipulations du nouveau Traité.Sa Majesté Très-Chrétienne reconnaîtra dans cet Acte, la solli-citude avec laquelle ils ont concerté les mesures les plus propresà éloigner tout ce qui pourrait compromettre à l’avenir le reposintérieur de la France , et préparé des remèdes contre les dangersdont l’autorité Royale, fondement de l’ordre publie, pourrait en-core être menacée. Les principes et les intentions des Souve-rains Alliés, à cet égard, sont invariables ; les engagemens qu’ilsviennent de contracter en fournissent la preuve la moins équivo-que; mais le vif intérêt qu’ils prennent à la satisfaction de SaMajesté Très-Chrétienne, ainsi qu’à la tranquillité et à la pros-périté de son royaume, .leur fait espérer que les chances fu-nestes, supposées dans ces engagemens, ne se réaliserontjamais.

Les cabinets alliés trouvent la première garantie de cet es-poir, dans les principes écla rés, les sentimeus magnanimes et lesvertus personnelles de Sa Majesté Très-Chrétienne. Sa Ma-jesté a reconnu, avec eux, que dans un état déchiré pendant unquart de siècle, par des convulsions révolutionnaires, ce n’est pasà la force seule à ramener le calme dans les esprits, la contiaucedans les âmes, et l’équilibre dans les différentes parties du