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commerce des Noirs, interdiction dont la nécessité a été recon-nue en principe dans les transactions du Congrès de Vienne .
Les autres membres de la conférence partagent entièrementl’opinion de M. le Vicomte de Castlereagh , et pour en amener ladécision de la manière la plus avantageuse au profit de l’auto-rité et de la considération du Roi, on est convenu qu’il serait pré-férable de faire des observations qui précèdent l’objet d’unecommunication verbale au Roi et à son Ministère, afin de porterSa Majesté à faire cette disposition de son propre mouvement,et lui laisser l’avantage d’une initiative qui écartera au-dedansdu royaume l’idée d’une tendance à la réaction, et conciliera auRoi dans les pays étrangers les suffrages des partisans des idéeslibérales.
Il sera fait en conséquence une insinuation confidentielle auRoi.
Nos. 18 et 19NOTE
Du Prince de Talleyrand au Vicomte de Castlereagh .
Milord, Paris , le 3o Juillet 1815.
J’ai l’honneur d’annoncer à votre excellence, que le Roi, ensuite de la conversation qu’il a eue avec Sir Charles Stuart,et de la lettre qu'Elle m’a fait l’honneur de m’écrire le 27 de cemois, a donné des ordres pour que, de la part de la France , letrafic des esclaves cesse dès à présent, partout et pour .tou jours.
Ce qui avait été fait à cet égard par l’Usurpateur étaitd’abord nul, comme tous ses actes, et de plus lui avait été visi-blement dicté par des motifs d’intérêt tout personnel et par desespérances que cet homme n’aurait point conçues s’il eût étécapable d’apprécier le gouvernement et le peuple britannique.Cela n’était par conséquent, et ne pouvait être d’aucun poidspour Sa Majesté.
Mais c’était à regret que, l’an dernier, elle avait stipulé lacontinuation de la traite pendant quelques années. Elle nel’avait fait que parceque d’un côté, elle savait qu’il y avait surce point en France des préjugés qu’il était alors utile de mé-nager ; et (pie, de l’autre, on ne pouvait pas assigner avec pré-cision quel teins suffirait pour les détruire.
Depuis ils ont été combattus dans plusieurs ouvrages, et avecassez de succès, pour que Sa Majesté ait aujourd’hui la satis-faction de pouvoir suivre librement son propre penchant, sur-tout après que des recherches, faites avec le plus grand soin,ont prouvé que la prospérité des colonies françaises n’étantpoint compromise par l’abolition immédiate de la traite, cetteabolition n’était point contraire aux intérêts de ses sujets, inté-P P P 2