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Tome premier.
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CHAPITRE IX.

10!)

répugnances purement personnelles. Le duc avait pourM. Laffitte un penchant beaucoup plus prononcé. Il aimaitson caractère facile; il prêtait à ses longues et spirituelleshistoires une oreille complaisante; et, très-verbeux lui-même, il recherchait dans M. Lafiitte un auditeur toujoursbienveillant. Il espérait, dailleurs, en faire un instrumentaveugle deses desseins. Malheureusement, M. Laffitte avaitdes droits à la reconnaissance de la Cour, chose que lesprinces ne pardonnent pas. Sa popularité était trop grandepour un rôle de familier; et, sous ce rapport, le généralSébastiani convenait mieux au prince.

Au point en étaient les affaires, le ministère le plusimportant était celui des relations extérieures, car déjà leduc d'Orléans n'avait plus d'autre souci que celui de fléchirl'Europe . M. Bignon avait été chargé, comme on l'a vu,des affaires étrangères. Le général Sébastiani, qui convoi-tait secrètement son héritage, insinua que les souverainsétrangers entreraient difficilement en rapport avec lhisto-rien de la diplomatie impériale; toutefois, nosant seproduire trop tôt, il fit donner le portefeuille des affairesétrangères au maréchal Jourdan, à qui son grand âge etses blessures ne permettaient pas de le conserver long-temps. M. Bignon fut relégué provisoirement au ministèrede l'instruction publique. M. Girod (de lAin ), de son côté,obtint de remplacer M. Bavoux à la préfecture de police.

Au milieu de ces intrigues, laustère Dupont (de l'Eure )se trouvait déplacé et mal à l'aise. Séduit par la bonhomiedu prince, il le croyait impatient du joug de ses nouveauxcourtisans ; il nen luttait pas moins péniblement contrele dégoût que le pouvoir lui inspirait. Et puis, les chefs dece qu'on appela plus tard l'école doctrinaire dominaien