CHAPITRE IX.
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par exemple. Chateaubriand secoua tristement la tète. Ilrépondit que de tout ce qu'il venait d’entendre, ce quitouchait le plus son cœur, c’était l’intérêt de la France siprofondément troublée ; qu’il n’attendait rien et ne vou-lait rien accepter d'un régime élevé sur la ruine de sesespérances ; mais que, puisque son discours pouvait jeterdans son pays des semences de haines, il en adoucirait lesformes. Cette négociation singulière avait lieu la veilledu 7 août.
Le lendemain, la Chambre des pairs s’étant rassembléeà neuf heures et demie du soir, le président lut la décla-ration de la Chambre des députés , après quoi le vicomtede Chateaubriand se leva et s’exprima en ces termes aumilieu du plus profond silence :
« Messieurs, la déclaration apportée à cette Chambre« est beaucoup moins compliquée pour moi que pour« ceux de MM. les pairs qui professent une opinion dif-« férente de la mienne. Un fait, dans cette déclaration,« domine, à mes yeux, tous les autres, où plutôt les dé-« truit. Si nous étions dans un ordre de choses régulier,« j'examinerais sans doute avec soin les changements« qu’on prétend opérer dans la Charte. Plusieurs de ces« changements ont été par moi-même proposés. Je m’e-« tonne seulement qu’on ait pu entretenir la Chambre« de cette mesure réactionnaire, touchant les pairs de« la création de Charles X . Je ne suis pas suspect de« faiblesse pour les fournées, et vous savez que j'en ai« combattu même la menace, mais nous rendre les juges« de nos collègues, mais rayer du tableau des pairs qui« l'on voudra, toutes les fois qu’on sera le plus fort,« cela ressemble trop à la proscription. Veut-on détruire