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Tome quatrième.
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CHAPITRE 1.

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peuple son patrimoine, elle était venue déchaîner sur laFrance la guerre civile.

Cependant, la joie régnait à la Cour. On paraissait yavoir oublié que la duchesse de Berri était la nièce de lareine, et qu'au temps de sa prospérité, la mère du duc deBordeaux avait toujours prodigué aux enfants de Louis-Philippe les marques de la plus tendre affection. Mais lesliens du sang sont bien fragiles pour qui gagne à lesrompre tout ce que promet à l’orgueil de l’homme l’exer-cice de l’autorité souveraine : les d'Orléans allèrent àl'Opéra le soir du jour où ils avaient appris l'arrestationde leur parente. »

Toutefois, cette satisfaction qu’on déguisait avec sipeu de soin était empoisonnée par un vif sentiment d’in-quiétude. Car le parti révolutionnaire réclamait avec ar-deur la mise en jugement de la captive. Or, qu’elle fûtacquittée, Louis-Philippe était signalé aux peuples commeun usurpateur ; qu’elle fût frappée, au contraire, d’unepeine proportionnée à la gravité de son attentat, Louis-Philippe était placé dans l'alternative ou d’annuler despo-tiquement la condamnation, ou d’attirer sur lui, en larespectant, l’immortelle malédiction de toutes les têtescouronnées. Plus sûr de sa légitimité, le gouvernementn'aurait point redouté la première de ces chances -, plusindépendant à l’égard des rois, il n'aurait point redoutéla seconde. Mais comme il n'osait ni appuyer son droit surla volonté du peuple, ni secouer le patronage des grandesCours, tout lui faisait ombrage, tout lui était obstacle;une défaite l’eût anéanti : sa victoire l’embarrassait.

L’embarras était grand, surtout peur M. Thiers, plusparticulièrement responsable des suites. 11 avait certaine-