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Tome quatrième.
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CHAPITRE I.

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docteur Barthez, chargé auprès d’elle d’une mission mé-dicale tout officielle. Les ministres en décidèrent autre-ment. l’oqr mettre leur responsabilité à l'abri, et peut-être aussi pour éclaircir un mystère dont pouvait tirerparti une politique implacable, ils résolurent d'envoyerdeux médecins à Blaye , en leur donnant pour instructionspatentes d'examiner ce qu'avait d’inquiétant la situationde la prisonnière, et quels étaient les meilleurs moyensde guérison. Les deux médecins choisis partirent dansla nuit du21 au 22janvier : c’étaient MM. Orfda et Auvity.En annonçant leur départ, la presse ministérielle, parune insinuation grossière, indiqua qu’ils élaientappelés àrésoudre un cas de médecine légale.

L'émotion fut profonde dans le public. Quant aux légi-timistes, ils affectèrent de grandes terreurs. M. Auvity,sous la Restauration, avait donné des soins à Marie-Ca-roline ; il était donc naturel que les ministres l’eussentdésigné; mais, ce qui ouvrait carrière à des suppositionssinistres, c’était le choix fait par eux de M. Orfila, habiledans l’art de découvrir les traces du poison. « Vienne une« fatale nouvelle ! écrivait une feuille dévouée à la mère« du duc de Bordeaux ; vienne une fatale nouvelle! et,

« sur notre foi, nous jurons qu'on ne demandera pas où« sont les royalistes. Une vie ne peut être payée que par« une autre vie. » Au fond, rien n'était moins sincère quetoutes ces craintes et toutes ces menaces. Le roi et sesministres avaient, à ce que la duchesse de Berri ne mou-rût pas en prison, un intérêt qu’il était aussi absurdequ’injuste de méconnaître. Et les supposer indifférents àla conservation des jours de la prisonnière, c'était les ca-lomnier avec une maladresse gratuite. Mais telle est la