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HISTOIRE DE DIT ANS.
logique des passions de parti : offensé dans la personnede celle qu'il avait placée sur le trône élevé par ses illu-sions, le parti royaliste rendait aux défenseurs de la dy-nastie nouvelle outrage pour outrage, et répondait à dessoupçons bassement propagés par des accusations folles.
Le 24 janvier, MM. Orfila et Auvity arrivèrent à Blaye ;le 25, ils furent admis auprès de la princesse, en mêmetemps que MM. Gintrac et Barthez -, et, le même jour, lesquatre docteurs signèrent un rapport constatant les résul-tats de leur visite. 11 y était dit que la princesse, née deparents phthisiques, présentait les symptômes d’un malhéréditaire; qu’elle était sujette aux affections inflamma-toires ; que, souvent, après ses promenades sur les rem-parts, elle avait eu à souffrir d’une petite toux sèche dontle caractère était alarmant; que sa santé réclamait desprécautions sérieuses, et qu’elle devait, notamment, s’im-poser l’obligation de ne sortir que vers le milieu du jour,en recherchant les endroits abrités, surtout dans une ci-tadelle où le froid se faisait vivement sentir, et qu’a-voisinait un fleuve fréquemment couvert d’épais brouil-lards '.
Livrés au Moniteur , de semblables détails auraientdémenti les bruits injurieux répandus depuis quelquetemps, et, en montrant que le séjour de Blaye n’était passans danger, ils auraient forcé le gouvernement, ou àmettre la princesse en liberté, ou à lui assigner une autreprison. 11 le comprit, et s’empressa d’enfouir le rapportdans les archives du ministère de l’intérieur, convaincuque la duchesse de Berri était grosse, et résolu à ne pointperdre d’avance le bénéfice d’une révélation qui devait
1 Voir aux documents historiques, n° 1.