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Tome quatrième.
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CHAPITRE 1.

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« laisser seule avec des espions, la certitude de ne sortir« qu’au mois de septembre, ont pu seuls me décider à la« déclaration de mon mariage secret »

Comment admettre en effet, que la duchesse de Berrieût pris spontanément la résolution de signer un acte quila dépouillait de son titre de régente et de sa dignité demère, un acte qui, rendu public, abaissait la cause de lalégitimité, couvrait les royalistes de confusion, eUdonnaitpour dénouaient à une guerre civile les témérités d’unamour secret? Marie-Caroline ne fit donc que céder, sui-vant les termes de la déclaration, aux « mesures ordon-nées par le gouvernement. » Au reste, la résignationétait impossible à sa nature ardente, et elle n’avait pasl’ilme assez forte pour se sacrifier à son parti en domi-nant son malheur. Peut-être n’aurait-on eu besoin quede faire luire à ses yeux l’espoir de la liberté ! Toujoursest-il qu’elle ne consulta, dans cette occasion, ni madamed'Mautefort ni M. de Brissac, comme si elle eût craintqu’on ne l’empèchàt de courir à sa perte.

La déclaration était du 22. Le 26, la reine en put lirele texte dans le Moniteur. Ainsi, Marie-Caroline voyait savie intime livrée, sous le gouvernement de ceux de sesproches qu’elle avait le plus aimés 1 2 , aux commentairesinsultants de la multitude. Ainsi, elle avait compté en vainsur cette solidarité d’honneur qui règne entre parents,même dans les conditions obscures, et qui, protégeant lesfamilles, les sauve du scandale par le secret.

1 Lettre citée dans la biographie des contemporains, par MM. Sarrut etSaint-Edme.

2 Est-il besoin de rappeler ici ce mot, si connu, de la duchesse de Berri :« J’ai toujours aimé ces bons d’Orléans » ?