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Tome quatrième.
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CHAPITRE I. '

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quelle il était impossible qu’on se méprit. Sa démarchefut donc favorablement aceueilliepar le Conseil, et ce futpour les légitimistes un nouveau sujet d'affliction et decolère. Il partit, arriva le 24 mars à Blaye , et, admis lelendemain dans la citadelle, il fut introduit dans l'appar-tement de la princesse. Elle était couchée, avait le visageamaigri, le teint jaunâtre, les joues caves. ApercevantM. Deneux, elle lui tendit la main, et dit avec une grâcemêlée de tristesse: « Ce bon M. Deneux! J'étais bien sûrequ’il viendrait près de moi. » Vivement ému, le vieillardse précipita au pied du lit avec des sanglots et fut sur lepoint de s’évanouir. Quand il fut revenu de son trouble, laprincesse lui dit : « Mon bon M. Deneux, pour moi vous« avez quitté votre femme, abandonné vos affaires, corn-et promis votre clientelle : je ne saurais accepter un tel« sacrifice. » Et comme il ne répondait que par l'expres-sion d’un dévoûment sans bornes: « Mais poursuivit-elle« en découvrant le fond de sa pensée, vous ne savez donc« pas qu’en restant auprès de moi vous ferez involon-« tairement obstacle à ma mise en liberté? » Elle voyait,en effet, dans l’arrivée de M. Deneux, la preuve que les mi-nistres avaient l'intention de lui laisser atteindre en pri-son le terme de sa grossesse. Mais M. Deneux lui repré-senta que, s’il revenait à Paris , les journaux légitimistesnieraient plus obstinément que jamais la déclaration du 22février, ce qui mettrait le gouvernement dans la nécessitéde plus en plus impérieuse de les confondre par une preuvepositive, au risque de lui imposer, à elle, une plus longuecaptivité. Elle parut frappée de cette observation, et, dansun second entretien qui eut lieu le 28 mars, elle déclara àM. Deneux qu’elle acceptait sa présence et ses soins.