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Tome quatrième.
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CHAPITRE I.

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sévérité avait si cruellement pesé jusqu'alors sur la du-chesse de Berri. Isolée, inquiète, troublée intérieurementdes rumeurs de son parti, dont il lui semblait quelquefoisentendre comme un écho lointain, elle désirait qu'on luidonnât pour conseils M. HennequinetM. de Chateaubriand :elle en fit la demande 1 . On parut disposé à satisfaire à sesdésirs, mais on y mit pour condition qu’elle fit prendreà ces Messieurs l’engagement d'affirmer sa grossesse.C’était lui imposer une loi aussi dure qu'inconvenante :elle refusa de s’y soumettre ; et sa demande, transmise àParis par le télégraphe, fut rejetée. En même temps onchargeait le général Bugeaud de lui faire connaître cer-taines particularités tendant à lui rendre son parti odieux.Ce parti, disait une dépêche ministérielle qu’on eut soinde lui communiquer le 18 avril, la sacrifiait indignement ;les légitimistes désiraient sa mort, pour s'en faire contrele pouvoir un moyen de calomnie ; vivante, elle n’était

cette occasion plus complètement que ne nous a permis de le faire unediscrétion dont cous avons dû respecter les motifs.

’ Voici la lettre qu’elle écrivit, à ce sujet, au général Bugeaud :

« J’ai voulu réfléchir pendant plusieurs jours, M. le général, à nos« diverses conversations. Je me suis convaincue que, malgré mon vif désir« de ma mise en liberté, je ne pouvais me décider à faire au gouvernement« aucune proposition sans m’étre consultée avec quelques-uns de mes« amis : je me réduirai à deux ; mais bien entendu, j’aurai la possibilité de« les voir sans témoins. Si le ministre y corsent, j’écrirai à M. le vicomte« de Chateaubriand et à M. Hcnnequin, pour leur demander de se rendre« près de moi à Blaye . J’ai tout lieu d’espérer que les propositions que je« serai dans le cas de leur soumettre auront leur approbation. I.egouver-« nement, dans cette hypothèse, en recevrait communication. Je vous prie« de faire connaître mon désir au président du conseil. Ma demande vousa prouvera, général, que j’ai su apprécier vos bonnes intentions à mon« égard. Je ne cesserai de vous en conserver une véritable reconnaissance.

* Marie-Caroliüe. »