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Tome quatrième.
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CHAPITRE I.

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ce que le gouvernement craignait, outrageant la prison-nière par ces suppositions, aussi absurdes que cruelles. Lavérité est que, loin d'avoir ouvert son esprit à une tellepensée, elle manifesta l’intention de nourrir son enfant.Or, comme elle n'avait nourri ni le duc de Bordeaux ni laprincesse Louise, il était facile de prévoir que ce rappro-chement, fait à Prague et dans le monde, donnerait lieu àde fâcheuses interprétations. Aussi M m * d’IIautefort n’hé-sita-t-elle pas à combattre le désir de Marie-Caroline.Représentations et prières, tout fut inutile. MM. Gintrac,Ménière et Deneux ayant déclaré que la princesse devaitnourrir son enfant, dans l’intérêt même de sa santé, elleen témoigna une grande joie, et demanda qu’on fit venirde Paris en toute hâte les objets nécessaires. Elle ne pou-vait donner aux craintes qui la calomniaient un démentiplus formel : n'importe ; on s’abaissa, pour prévenir undélit imaginaire, à des précautions dont l’apparente sa-gesse n’était que folie et qu’insulte. Bien que les croiséesfussent garnies de barreaux, et fermées, dans leur partieinférieure, par des demi-persiennes parfaitement fixées,il fut question d’y placer des treillis de fer, de peur sansdoute qu’en faisant passer l'enfant à travers les barreaux,on nedétruisitlapreuvematérielledela grossesse. Le géniede l’espionnage alla plus loin.... Mais H faut s’arrêter ici :quand la politique ose tout, tout raconter est impossible -,et dans ce cas, le silence n’est que la pudeur de l'histoire.

La duchesse de Berri pouvait mesurer enfin la portéede son malheur. Vouée à des humiliations sans exempleet le cœur abreuvé d'amertume, il ne lui restait plus rienà expier. Dans les premiers temps de sa captivité elle avaiteu du moins quelques consolations, et il ne lui avait pas