CHAPITRE I.
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et jusqu'au lit de la princesse, pour voir s’il n’v avaitpas d’enfant nouveau-né dans l’appartement-, que, dansle même but, on vérifierait s’il n’y avait auprès de laduchesse de Berri aucune femme grosse et sur le pointd’accoucher ; que, dans le cas où elle crierait pendant letravail, il serait fait mention de ses cris, aussi bien quedes vagissements de l’enfant au moment de sa naissance.Marie-Caroline n’eut pas plutôt entendu l’énumérationde ces formalités, qu’elle fut saisie de douleur et d'indi-gnation ; mais le général ayant ajouté que les précautionsne pouvaient se borner là, et que, pour être instruit dudébut du travail, on serait obligé de placer deux gardiensdans le salon contigu à la chambre à coucher; « Retirez-« vous, Monsieur ! » s’écrie la princesse transportée defureur; et, du salon où elle se trouvait, se précipitantdans sa chambre, elle en ferme la porte avec violence.M. Deneux fut appelé aussitôt. La princesse était au lit,en proie à une agitation extrême ; elle avait les musclesdelà face, du col et delà poitrine contractés, la respira-tion pénible, les lèvres gonflées et violettes ; les mouve-ments du cœur étaient tumultueux : l’enfant ne donnaitplus signe de vie !
De semblables scènes pouvant amener une fausse cou-che et engager d’une manière terrible la responsabilitédes ministres, le général Bugeaud ne négligea rien pouradoucir Marie-Caroline, et il y réussit ; car, chez elle, lesimpressions étaient plus vives que profondes. Mais ce sys-tème de ménagements nécessaires n’alla point jusqu’àl’annulation du procès-verbal, et l’acceptation en fut labo-rieusement négociée.
Quoique placé par le gouvernement auprès de Marie-