CHAPITRE I.
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tour M. Dubois. L’ordre est donné de tirer le canon pourappeler dans la citadelle les témoins logés dans la ville,Déjà MM. Deneux et Ménière s’empressaient autour deMarie-Caroline. Bientôt, arrivent dans le salon le généralBugeaud. M. Delort, commandant de la place, M. Dubois,et les officiers de service. Des messages circulent de toutesparts dans la citadelle, se croisent sur les remparts,courent à la porte Dauphine. Trois coups de canon reten-tissent. « Qu’est-ce donc? » s’écrie la princesse avec in-quiétude. On la rassure et on la supplie de veiller sur sessouffrances, d’attendre encore_ Et la princesse de ré-
pondre à ces prières doublement cruelles : « Mais ne« craignez-vous pas que ce retard ne soit fatal à mon en-« fant? » M. Dubois s’était approché de la chambre àcoucher, M. Ménière se plaça aussitôt de façon à empêcherque Marie-Caroline ne l’aperçût. En même temps, madameHansler lui disait tout bas, mais avec beaucoup de viva-cité : « Retirez-vous, Monsieur, retirez-vous donc! » Cefutpendant cette scène que M. Deneux opéra la délivrance;et il reçut immédiatement après, des mains de la prin-cesse, la déclaration qu’il devait faire aux témoins. Marie-Caroline témoigna le désir de voir M”* d'Hautefort, qu’onalla prévenir sur-le-champ ; puis, ayant aperçu M. Bu-geaud dans le salon, elle dit à M Ménière : « il peutentrer si cela lui plaît. » Le général s’approcha, et elle luitendit la main : « J’ai appelé dès que j’ai senti la pre-« mière douleur. J’ai fait ce que j’ai pu etje crois quetout« ira bien. « Paroles qui expriment d’une manière poi-gnante l’état de soumission et de contrainte dans lequelavait jusqu’alors vécu cette princesse infortunée ! Alors,et par un mouvement louable de sensibilité, le général lui