CHAPITRE I.
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Quelque ridicules que fussent ces prétentions, le mariagede Marie-Caroline les ranima et leur donna, aux yeux decertains royalistes, une autorité qu’elles n’avaient pas euejusqu'alors. De sorte que le parti légitimiste en vint à separtager en trois catégories : les Carlistes, les Dauphi-nistes, les Henriquinquistes.
Dans cette situation, Marie-Caroline désirait ardemmenttrois choses : 1“ qu’on lui confiât la tutelle de son fils;2° qu’on lui accordât l’autorisation de se rendre à Prague auprès de ses enfants ; 3° qu’on modifiât le système d’é-ducation adopté pour le duc de Bordeaux, qui était élevédans les principes de l’ancien régime. Or, dès le mois demai, M. de Chateaubriand, pour obtenir ces trois choses,avait fait le voyage de Prague ; mais son interventionavait été sans résultat. Charles X prétendait que, d'aprèsla loi française, Marie-Caroline ne pouvait rester tutrice;il voyait de grandes difficultés à ce que la princesse serendit à Prague avant qu’on eût réglé les conditions deson mariage, tant à l’égard du père de son mari qu'à l’é-gard du roi de Xaples, son frère, et il exigeait qu’elle nevînt embrasser ses enfants qu’après avoir séjourné quel-que temps en Sicile avec le comte Luchesi Palli; enfin, ilparaissait décidé à ne rien changer à l’éducation du ducde Bordeaux et à subir jusqu'au bout l'influence deMM. de Blacas, de Damas et de Latil.
De fait, Marie-Caroline ne fut pas plutôt en Sicile ,qu’elle s’y vit retenue en quelque sorte comme prisonnière.Pour aller à Naples auprès du roi son frère, il lui fallutpour ainsi dire entrer en négociation ; et, si l’interdictionfut enfin levée, ce fut grâce au zèle infatigable de M. deChoulot. De Naples , la princesse, devenue M me Luchesi