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HISTOIRE DE DIX AXS.
Palli, partit pour Rome , où le pape lui fit l'accueil le plusempressé; puis elle gagna Florence . Là, elle retrouvaquelques personnes d'un dévoùment éprouvé : M. etM me dePodenas, M. d'ilaussez, M lle deFauveau. Son parti étaitpris : elle voulait, quoiqu'il advint, se rapprocher de lafrontière autrichienne, entraînée qu’elle était vers ses en-fants par un désir qui ne calculait pas les obstacles. Carles esprits à Prague étaient fortement aigris contre elle. Onlui reprochait son expédition en Vendée hautement désap-prouvée par M. de Blacas et tentée sans l'assentiment del’Autriche ; on lui reprochait sa folle confiance, sa préci-pitation, son orgueilleuse ardeur à devenir l’unique centredu parti royaliste, et, par-dessus tout, les égarements quil’avaient perdue. Voilà ce qui perçait dans les discours;mais dans les replis de la pensée se cachaient des motifsde mécontentement plus décisifs peut-être ; la duchesse deBerri, en courant la carrière des périls, avait trop effacéderrière son audace les autres membres de la famille :c’était son crime.
Au reste, on aurait pu avec raison l’accuser d’avoirmanqué à Blaye de courage et d’énergie. Si, comme elleen avait le droit, elle eut opposé aux exigences de sesgardiens une force d'inertie invincible, nul doute que sesennemis n’eussent été plongés dans le plus honteux em-barras. Mais, encore une fois, ce qui la rendait coupableaux yeux des courtisans du roi déchu, c'était la gloirerêvée bien plus queles fautes commises. M. de la Ferronaysétait parti de Naples pour Prague , espérant adoucir l’àmedu vieux roi. Mais Marie-Caroline n’était pas condamnéeseulement par les jalousies dont nous venons de dire lesecret, elle était condamnée aussi par la politique caute