Band 
Tome quatrième.
Seite
62
JPEG-Download
 

62

HISTOIRE DE DIX AXS.

cela, il fallait que la royauté se soumît au parlement oule soumit. Elle essaya de le soumettre. Le système desfaveurs fut adopté pour corromprela Chambre, et l'ons’occupa de l’entourer de forteresses pour arriver plustard à la dompter. Et en effet, pour parer aux vices d’unrégime, chef-d’œuvre de folie humaine, ce n’était pas tropde ces deux moyens combinés : la ruse et la violence.

Le 1 er avril 1833, le journal la Tribune publiait leslignes que voici :

« La Chambre s’est occupée aujourd'hui de la question« des fortifications de Paris ..., On s’est imaginé de cons-« truire, non pas des fortifications protectrices de la ca-« pitale, mais des casernes fortifiées qui serviraient, au« besoin, à s’en rendre maître. Tout a concouru à cesys-« tème. Vincennes est devenu une espèce de château féo-« dal encombré de casemates, garni de souterrains, et« bien moins propre au combat qu’à la peur, lieu d’asile« pour la couardise aux abois, sorte de terrier où toute« une famille pourrait se mettre à l’abri du fer et du feu.« Puis on a jeté autour de Paris une ceinture qui per-« mettra au despotisme de l’enserrer, qui pressera la« capitale, la bouclera pour ainsi dire sur les reins, et,« sous le vain prétexte d’un camp retranché, donnera les« positions les plus fortes à une garnison de 60 mille« hommes, qui menaceront incessamment et les Chambres« et la presse, et tout ce qui aura quelque influence sur« la marche des affaires. C’est là qu’on est arrivé. La« Chambre veut aujourd’hui qu’on ne puisse fortifier Paris « que moyennant l’autorisation législative. Ne dirait-on« pas, à voir ce sérieux des mandataires, que ce mot a« nne valeur? Comme s’ils ne voteront pas tout ce qui