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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

rations brûlantes, à des élans de patriotisme et d’orgueil,à une vie mêlée de grandes joies et de nobles douleurs,l’excès de la centralisation administrative a fini par sub-stituer cettesymétrie, ce calme, cette stabilité morne, quine sont autre chose que la régularité dans l'oppression, lesilence dans l’abaissement, l'immobilité dans la servitude !

Quoi qu’il en soit, la Chambre des députés, en se décla-rant pour le maintien des conseils d’arrondissement,donna raison au principe de la centralisation administra-tive. Mais ce même principe, elle se hâta de l’abandonneren décidant qu’il y aurait 1° dans le conseil généralautant de membres que l’on compterait de cantons dansle département ; 2° dans le conseil d'arrondissement, au-tant de membres que l’on compterait de cantons dansl’arrondissement.

Portée à la Chambre des pairs , la loi y subit des modi-fications importantes, mais qui, cependant, n’attaquaientpoint l'ensemble du système. En donnant à chaque cantonun représentant au conseil général, la Chambre électiveavait voulu que le nombre des conseillers ne put dépasserle chiffre GO : la Chambre des pairs fixa le chiffre 30 pourmaximum. Fidèle aux traditions de ce libéralisme inquietque le 18 e siècle avait porté dans ses flancs, la Chambreélective, sur la motion de M. Comte, vivement appuyéepar M. Dupin aîné, avait exclu les prêtres de la catégoriedes éligibles, la Chambre des pairs condamna cette exclu-sion, en dépit du jansénisme obstiné de MM. de Montlo-sier et Rœderer. La Chambre élective avait décidé qu'onappellerait à l’élection des membres des conseils, lescitoyens inscritssur la listedu jury, les électeurs politiqueset, en outre, un citoyen sur deux cents, pris parmi les