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courte, avaient aussi élevé la voix pour que l'existenceleur fût mesurée avec moins de cruauté et d'avarice -, ilsconsentirent, néanmoins, à travailler au taux de l’ancientarif pendant tout le temps nécessaire à l’établissementd’un tarif nouveau, et les syndics de la boulangerie furentchoisis comme arbitres. Enfin, et pour terminer cette la-mentable énumération. le 28 octobre, une assemblée deplus de trois mille tailleurs, réunie à la Rotonde, barrièredu Maine , décidait ce qui suit :
« Considérant que, par une circulaire en date du 28« octobre courant, les maîtres tailleurs ont été invités à« se réunir entre eux pour s'entendre contre les ouvriers ;« que, par suite de cette coalition autorisée par la police,« plusieurs ateliers de maîtres tailleurs ont été fermés,« l’assemblée arrête les mesures ci-après : 1° la société« philanthropique des ouvriers tailleurs vote à l'unanimité« qu elle met à la disposition de son conseil les fonds de« la société, pour créer un établissement de travail ;« 2° l'établissement ne vendra, strictement, que le prix« courant delà marchandise, prise de première main;« 3° le conseil de la société philanthropique réglera les in-et térèts de l'établissement, et des mesures seront prises» pour en faire l’ouverture avant la lin de la semaine ;« i° les ouvriers sont organisés par compagnie de vingt« pour la distribution des secours qui leur sont néces-« saires ; dans chaque compagnie, les ouvriers de cette« corporation provisoire se nourriront à l'instar des mili-te laires. Les ouvriers travaillant chez les maîtres dont« l'ouvrage ne peut éprouver aucune augmentation, s'en-« gagent volontairement à apporter leurs dons, par ver-te semeut lixe, pour les ouvriers sans travail. »