CHAPITRE II.
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préjugés qu'il s'agissait de détruire et les tyrannies qu'onavait juré de renverser; les autres recommandaient,comme plus sûres, les voies de la persuasion, les voiesindirectes. Après de longs balancements, les deux partisse rapprochèrent ; un comité central fut nommé en vued’une direction plus décidée ; et, dans ce comité, composéde MM. Vover-d'Argenson, Guinard, Berrier-Eontaine.Lebon, Vignerte, Godefroy Cavaignac, Kersausie, Audryde Puyraveau, Beaumont, Desjardins et Titot, on arrêtaqu’une solennelle déclaration de principes serait publiéeet adressée à tous les journaux patriotiques, à toutes lesassociations, à tous les réfugiés politiques.
Le programme delà Société des Droits de l'Homme de-mandait : un pouvoir central, électif, temporaire, respon-sable, doué d'une grande force et agissant avec unité; —la souveraineté du peuple mise en action par le suffrageuniversel ; — la liberté des communes, restreinte par ledroit accordé au gouvernement de surveiller au moyen deses délégués les votes et la compétence des corps muni-cipaux ; — un système d'éducation publique tendant àélever les générations dans une communauté d'idées com-patibles avec le progrès; — l’organisation du crédit del'Ktat ; — l'institution du jury généralisée ; — l'émanci-pation de la classe ouvrière par une meilleure division dutravail, une répartition plus équitable des produits etl'association; — une fédération de l'Europe fondée sur lacommunauté des principes d'ou découle la souverainetédu peuple, sur la liberté absolue du commerce et sur uneentière égalité de rapports.
Ces vues étaient développées et justifiées dans un ex-posé aussi lumineux qu’incisif. Puis, venait la Déclara-