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Tome quatrième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

tion des Droits de l’Homme , telle, que l’avait présentée àla Convention Maximilien Robespierre *.

L’évocation de ce nom fameux et terrible fit scandale.De fait, il y avait eu deux hommes dans Robespierre : lephilosophe et le tribun. Comme philosophe, il n’avaitpas été certainement aussi hardi que Jean-Jacques Rous-seau, que Mably, que Fénélon . Mais, comme tribun, ilavait amassé contre lui un trésor de vengeances ; supé-

1 Voici le texte de cette déclaration, dont tant de gens parlent sans laconnaître :

Art. 1 er . Le but de toute association politique est le maintien des droits-naturels et imprescriptibles de l’homme, et le développement de toutes sesfacultés.

2. Les principaux droits de l’homme sont ceux de pourvoir à la conser-vation de l’existence et de la liberté.

3. Ces droits appartiennent également à tous les hommes, quelle quesoit la différence de leurs forces physiques et morales.

L’égalité des droits est établie par la nature ; la société, loin d’y porteratteinte, ne fait que la garantir contre l’abus de la force, qui la rendillusoire.

4. La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme d’exercer, à songré, toutes ses facultés ; elle a la justice pour règle, les droits d’autrui pourbornes, la nature pour principe et la loi pour sauve-garde.

5. Le droit de s’assembler paisiblement, le droit de manifester ses opi-nions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, sont desconséquences si nécessaires du principe de la liberté de l’homme, quela nécessité de les énoncer suppose ou la présence ou le souvenir récent dudespotisme.

6. La propriété est le droit qu’a chaque citoyen de jouir et de disposer, àson gré, de la portion de biens qui lui est garantie par la loi.

7. Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l’obligationde respecter les droits d’autrui.

8. Il ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence,ni à la propriété de nos semblables.

9. Tout trafic qui viole ce principe est essentiellement illicite et immoral.

10. La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses